Journal de Lou
un petit prince pas comme les autres
  Bonjour, je m'appelle Lou.
Je suis un petit garçon qui ne voit bien qu'avec le coeur, ce qui rend la vie de mes parents et mon éducation épiques !
Je suis donc aveugle et différent dans ma petite tête blonde.
 

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...avec toutes mes excuses pour les personnes qui ne l'auraient pas compris, tous les textes de ce site sont pensés et écrits par moi-même (son papa).

Lou n'en est actuellement pas capable, tout comme il n'est pas capable à ce jour de comprendre "un ordinateur", "internet", ou se concentrer longtemps sur une conversation. Seul l'avenir nous dira si nous parviendrons à l’intégrer totalement le monde dans lequel il vit.

Il est donc clair que ces récits, bien que tous les faits rapportés soient bien réels, comportent une interprétation que je fais en fonction de son comportement. Mais pour bien le connaître depuis plus de cinq ans, je pense ne pas me tromper.

En savoir plus ? Rendez-vous sur la page lisez-moi.
 

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mercredi 27 juillet 2005

430. Des tondeuses de courses, dis !

le petit prince n kartQue rajouter à ce titre...
Allez bon, j'vous raconte quand même.

Imaginez : mettre un casque sur la tête (comme pour le qwad), s'asseoir sur une "tondeuse", tout près du moteur, et foncer à toute vitesse avec papa qui fait : "Youuuuuuuuuu" sur demande !

Enfin bon, faut pas croire, chui pas totalement à la masse, papa m'a bien expliqué qu'en réalité, c'était des petites voitures de karting qui avaient le même moteur que les tondeuses à gazon , ...mais c'est trop gai de dire que ce sont des tondeuses.

Pour me permettre de faire cela, les gens du karting nous ont spontanément libéré et réservé tout le circuit pendant quelques minutes.
J'ai ainsi fait une dizaine de tours, à vives allures. Faut dire que j'étais parfaitement coincé entre les jambes et les bras de mon chauffeur attitré.

A peine le tour d'honneur fini, ma première déclaration à la presse fut :
- Je veux refaire du kart, maman et papa !
- Plus cette fois-ci, mon Lou, c'est au tour des autres maintenant.
- Mais on est les autres !
- Lou, cool. C'est comme ça.
Soit. Dommage.
Je ne suis alors assis sur une chaise au bord de la piste pour entendre "les tondeuses" se courir l'une derrière l'autre, allant et venant à toute vitesse, pendant que "le Chien Courage, il a peur des tondeuses".
Moi, avec la voix ad hoc :
- Au secours... J'ai peuuuur !
Puis imitant la voix de Eustache, le maître de Chien Courage :
- Abruti de chien ! Ça suffit !

photo :
kating de Lou
Par Bèrlebus, à 19:11 :: Au jour, le jour :: #487 :: 19 commentaires
 

lundi 25 juillet 2005

429. Lou de mer

petit lou de merBen oui, presque quinze jours sans nouvelles... et pour cause : chui parti à la mer là où passe le marchand de soupe avec sa cloche.

Le programme ? Le même que l'année passée sauf que j'me débrouille de mieux en mieux, expérience oblige.
Ainsi, côté sensations fortes, je me suis de nouveau éclaté en faisant du cuistax, du trampoline élastique, des montagnes russes et autres balançoires bateaux à Plopsaland. Bref, le pied.

Côté mer, j'ai cette fois franchement apprivoisé le sable traître de la plage et la mer qui gronde.
Si les années précédentes, marcher sur la plage ne m'inspirait aucune confiance (à cause de ce sol qui est instable), j'ai cette fois pris mon pied en comprenant les avantages d'un espace si vaste. Mon grand plaisir a donc été de partir à l'aventure, tout seul comme un grand, loin, très loin de mes vieux, à la façon de "poussette reste là". Ça mettait une sacrée ambiance sur la plage, chacun communiquant à distance en portant la voix, histoire de se repérer auditivement :
- Stop Lou, tu vas foncer sur un paravent.
- Mamaaaan ? Tu es loin ?
- Loulouuuuu, demi tour !
- A gauche Lou, il y a des gens couchés devant toi.
- Monftre des marais ? Hou hou... Où es-tu ?
- Ve fuis ifi, Fien courave !
Papa m'a expliqué que souvent, les gens nous observaient en nous prenant pour des fous et que c'était comique.

Dans le même ordre des choses, si me faire monter dans le bateau gonflable était une sinécure, cette année, il n'a pas fallu me prier :
- J'ai envie d'aller dans le bateau et tu fasses "Yououououh", papa !
- Demain, Loulou, on y a déjà été ce matin.
- Mais on est le matin !
- Andouille !
...
- Encore des grosses vagues, papa !
- Attends un peu, mon fils...

J'ai même marché dans la mer avec de l'eau jusqu'au cuisses...
Je suis donc devenu un vrai petit Lou de mer.

(à suivre)

photo :


petit prince et la mer
Par Bèrlebus, à 16:11 :: Au jour, le jour :: #486 :: 13 commentaires
 

mardi 12 juillet 2005

428. Chronique du temps qui passe (31)

Au petit déjeuner.
Avec maman.
J'entame une chansonnette sur l'air de :
"Jamais on n'a vu, jamais on n'verra,
La queue d'une souris, sans l'oreille d'un chat."
Etc.

Comme d'hab., quand je chante une mélodie connue, j'en change les paroles :
"Maman je t'adore, je t'aime très très fort.
Maman je t'adore, je t'aime très très fort."

Maman prend le relais et improvise :
"Et, et moi aussi, mon petit chéri"(...)

A la fin de son couplet, j'lui dis :
- Maman, il ne faut pas faire de bruit dans les escaliers pour pas réveiller papa. J'rajoute :
- Alors il t'aimera.
J'entends maman rire.
Ça déclenche mon sourire timide.
Ben oui, j'aime bien quand on rit après un de mes propos mûrement réfléchi.
Elle me câline et m'explique alors que de toute façon papa m'aime tout le temps
Même quand il se fâche. Et elle aussi.

A ce propos, n'allez pas croire, cher lecteur ou lectrice, qu'un quelconque matin, papa soit sorti de son lit pour se fâcher suite à un de mes chahuts intempestifs dans les escaliers.
Que nenni.
Ça lui arrive bien, de temps à autre, de me gronder
, mais jamais encore dans de telles circonstances.

Pourtant, je dois bien le reconnaître : j'apprécie particulièrement l'acoustique de la cage d'escalier. J'aime y écouter ma voix.
Le son de la tondeuse y est remarquable. Ceux de mes imitations (du "Chien Courage"
, de "Monsieur", de "Monsieur René qui imite le monstre des marais", ou encore de "Merlu"
), y sont pas mal non plus (mais plus communs, voyez-vous).

En fait, c'est très simple : toutes les cages d'escalier sont des lieux de prédilection pour mes vocalises.
Sauf, sauf, sauf, ...à la maison quand dorment soit papa, soit maman.
- Loulou, chut, maman dort encore.
Ils doivent me le rappeler à chaque fois, régulièrement, parce que j'oublie vite le message. Aussitôt, je diminue le volume, le temps d'oublier la consigne.
- Elle est où, maman ?
- Dans notre lit.
- Je veux aller dans le lit de papa et maman.
- On ira la réveiller plus tard.
- Mais on est plus tard.
- Monte espèce de sot.
- Fait "Monsieur René qui fait le monstre des marais".
D'une voix caverneuse et zozotante :
- Ve fui le moôôôônftre des marais.
- Qu'est qu'il y a, Monsieur René
? Tu fais le monstre des marais ?
-Oui.
- Non ! A papa de dire (en prenant le ton adhoc) : "Ve fui le môôôôôônstre des marais", avec une voix plus grave.
- J'ai pas envie, mon fils, j'ai un petit peu mal à la gorge.
- T'es malade alors ?
- Non, j'ai déjà assez fait "Monsieur René, le monstre des marais".
Il est pas comique parfois, mon père.

Ces rappels au calme s'accompagnent en général de :
- Bon, allez : grimpe, mon fiston !
Mes vieux, ils sont toujours pressés dans l'escalier !
Ils ne savent pas ce qu'ils ratent. C'est si gai de flâner à droite, à gauche.
Quand je vais seul à la toilette
et que j'traîne en chemin
, j'les entends me rappeler l'objectif de mon déplacement.
- Loulou, va à la toilette !
ou
- Lou, tu montes, dis ?
Comme si je ne savais pas où j'allais !
Ils sont gonflés, quand même !

Et comme si toutes ces instructions maintes fois répétées ne suffisaient pas, ils y rajoutent encore les consignes de prudence.
J'crois qu'mes vieux, ils aiment bien parler.
J'ai donc de qui tenir, pardi !
Par Bèrlebus, à 12:04 :: Au jour, le jour :: #485 :: 10 commentaires
 


mercredi 6 juillet 2005

427. Euh...

J'tente le coup.
A chaque repas.
- A papa de faire "les pays" en faisant "euh" !

Souvent un refus :
- Pas tout le temps les pays, mon Loulou. On peut faire autre chose....
- Non... J'ai pas envie !
Ou alors, une mise en attente :
- Quand j'ai fini de manger.
...

- T'as fini de manger, papa ?
- Pas encore, Lou.
- Jamais ?
- C'est toi qui serait triste si je ne faisais plus jamais "les pays".
...

- Loulou, tu ne vas pas me poser la question toutes les minutes, quand même !
- Tu vas pas faire les pays, papa ! Jamais !
- T'es sot, Lou.
...

- Lou, si tu me demandes encore une fois si j'ai fini de manger, je ne voudrai plus faire les pays aujourd'hui. Tu m'as bien compris ?
Je ne moufte plus, écoutant le bruit de ses couverts.
...

Silence à ma gauche.
M'engageant timidement :
- Papa ?
- Oui, Lou ?
- T'as fini de manger ?
- Oui, et on peut faire les pays.
Sourire banane de rigueur.
- A papa de faire "les pays" en faisant "euh" !
- Euh... La Belgique, la France, l'Angleterre...
- Fais "euh", papa.
- Euuuuuuh, la Hollande, euh... le Danemark, la Suede, la Norvège.
- Plus vite papa ! Et en faisant des longs "euuuuuuh" !
- Euuuuuuuuuuh la Slovénie, la Lituanie, euuuuuuhhh, la Lettonie, l'Ukraine, la Biélorussie, la Pologne, euh..., l'Allemagne...
- Fais encore "Euuuuuh"...
- Dis mon fils, tu crois pas que tu exagères ? J'ai encore le droit de vivre et dire les choses comme je veux.
- Fais "Euuuuh..."
- D'accord, mais comme je veux, et quand je veux !

...
- ...Euuuh, la Somalie. Et voilà, mon Loulou !
- Maintenant "les habitants" !
- Euuuuh, comment appelle-t-on les habitants...
- Fais "euh"
- Loulouuuuu !
- Deuuuuh Madagascar ?
- Les malgaches !

Ad Libitum... enfin, jusqu'à ce que papa le décide.
Par Bèrlebus, à 19:37 :: Au jour, le jour :: #484 :: 7 commentaires
 
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