Journal de Lou
un petit prince pas comme les autres
  Bonjour, je m'appelle Lou.
Je suis un petit garçon qui ne voit bien qu'avec le coeur, ce qui rend la vie de mes parents et mon éducation épiques !
Je suis donc aveugle et différent dans ma petite tête blonde.
 

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...avec toutes mes excuses pour les personnes qui ne l'auraient pas compris, tous les textes de ce site sont pensés et écrits par moi-même (son papa).

Lou n'en est actuellement pas capable, tout comme il n'est pas capable à ce jour de comprendre "un ordinateur", "internet", ou se concentrer longtemps sur une conversation. Seul l'avenir nous dira si nous parviendrons à l’intégrer totalement le monde dans lequel il vit.

Il est donc clair que ces récits, bien que tous les faits rapportés soient bien réels, comportent une interprétation que je fais en fonction de son comportement. Mais pour bien le connaître depuis plus de cinq ans, je pense ne pas me tromper.

En savoir plus ? Rendez-vous sur la page lisez-moi.
 

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jeudi 27 avril 2006

497. Madina

A l’école, il y a un grand garçon qui s’appelle Madina et qui parle comme un rappeur.
Certains jours, il prend même le bus avec moi pour rentrer chez lui et je l’entend gouailler sur la banquette arrière.
J’adore sa voix et sa manière de parler, comme toutes les tessitures un peu particulières, les accents, ou même les défauts de prononciation que je peux glaner ça et là.
(à lire avec l’accent de Kool Shen, Sheitan et consorts)
- Hé, Lou, ton bus il est là ! Il est là ton bus !
- Hé, M’sieur, M’sieur, t’as des bonbons ?

Faut-il préciser que je l’imite à la perfection ?
Dès avant les vacances de Pâques, je l’ai donc « ramené » à la maison.
« Madina » est mis à toutes les sauces :
- Mais non, papa, fais les métiers en parlant comme Madina !
…mais aussi dans le bain, au piano (si, si !), dans ma cabane, durant les montagnes russes, et même au fond de mon lit avant de m’endormir.

Madina, c’est ma star du moment, et je me fous pas mal de ses origines ou de sa couleur de peau.
Moi, c’est la couleur des sons qui me plaît.
Au plus variés sont ils, au plus riche est ma vie.
Par Bèrlebus, à 15:25 :: Au jour, le jour :: #574 :: 8 commentaires
 

lundi 24 avril 2006

496. La première fois

Le petit prince et son amiSi, si, c’est la première fois !
Du haut de mes sept-ans-et-demi-et-presque-huit, j’ai pour la première fois accueilli un pote à la maison. Et tant qu’à faire, il est même resté tout le week-end : du vendredi soir à ce matin, où maman nous a reconduit à l’école.

Jamais auparavant, un quelconque ami n’était venu jouer chez moi –ou l’inverse - et pour cause : hormis mes cinq camarades de classe dont Dylan, je n’ai pas d’ami – je veux dire, d’enfants de mon âge avec qui partager mes jeux particuliers -.

Cela faisait trois mois, en fait depuis la diffusion du film que papa a fait sur moi à la télévision, que Dylan demandait sans cesse à mon papa ou ma maman de venir à la maison. Tous les matins quand on me conduisait à l’école, il leur demandait :
- Moi j’aime bien le film et j’aimerais bien venir chez toi.
Il est même capable de réciter des scènes entières du film !

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Par Bèrlebus, à 12:02 :: Au jour, le jour :: #573 :: 12 commentaires
 

mardi 18 avril 2006

494. … et obsessions maniaques (Chronique du temps qui passe 37)

(suite de l’article 493)

- Tiens, Lou, voilà la crème vanille.
- Pas dans le bol ! Je veux pas dans le bol ! Je veux la crème du magasin !
Ça y est, maman a mis ses promesses à exécution. Tout au long de la journée, elle m’avait prévenu qu’au souper, le dessert serait de la crème vanille qu’elle a faite elle-même.
Il n’y a rien à faire, je ne m’y fais pas, d’autant qu’elle m’est présentée dans un bol. On ne peux pas ainsi m’enlever tous mes repères. Un « petit pot », c’est à ma mesure, circonscrit à ma main qui me sert de guide pour assurer la pêche à l’inconnu. Un bol, c’est trop grand. Et puis, c’est nouveau. Et puis je n’aime que la crème vanille du magasin. Point, barre !
- Lou, tu n’as pas le choix, c’est moi qui l’ai faite, il n’y a donc pas de petit pot !
- Je veux pas. Je veux un yaourt !
- Non, Lou.
Je repousse le bol et me mets à criser, imposant ma voix à l’intégralité de l’espace sonore.
Papa rentre dans la partie.
- Lou, maintenant ça suffit. Ou tu manges la crème que maman t’as préparée, ou tu ne manges rien et tu te tais !
Pour toute réponse, j’en remets une couche :
- Tais-toi, papa ! Tais-toi ! Rien ! Je veux rien ! Je veux la crème vanille !
Sur le champs, papa se met à m’imiter, criant à la volée :
- Je veux pas ! Rien ! Rien ! Tais-toi papa !
Je fais semblant de ne pas l’entendre de sorte que nous sommes deux à gueuler dans le vide. A ma grande surprise, voilà que se rajoutent Maman, puis Eva et même sa copine, qui, de concert, portent la voix et répètent mes revendications. Je ne vous dis pas la cacophonie. Je me bouche d’abord les oreilles, puis éberlué, me tais et écoute. Ils sont devenus fous ! Les « Je veux » ceci ou cela résonnent en pagaille, lorsque Papa signe la fin de la récréation. Je ne peux réprimer un léger sourire amusé.

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Par Bèrlebus, à 19:36 :: Au jour, le jour :: #571 :: 11 commentaires
 

jeudi 13 avril 2006

493. Monomanies culinaires…

Cela fait à peine six mois que maman a réussi à me faire avaler un premier dessert.
Si, si, vous avez bien lu : les desserts, c’est pas mon truc - tout comme les bonbons, d’ailleurs-.
Une question de goût ? De ne pas aimer le sucré ? Nenni, c’est juste une question de consistance… et de méfiance.
Avec moi, pas question de me faire avaler n’importe quelle texture, et pour cause : à ne pas voir de quoi les aliments sont faits, je stresse à la moindre perception gustative déplaisante – un vieux souvenir d’une panique suite à un morceau de tartine resté collé à mon palais -.
Conclusion : on ne change pas ainsi mes petites habitudes culinaires. Les trucs trop liquides, trop durs ou collants sont immédiatement rejetés.


Il y a six mois donc, maman m’a persuadé de goûter un petit pot de crème à la vanille… que j’ai adoré.

Comme à mon habitude en pareille situation, je l’ai tout de suite adopté au point d’en réclamer quotidiennement ma dose à la fin de chaque dîner chaud.

Il y a deux mois, après un forcing parental digne d’une bataille de tranchée, mes vieux m’ont obligé à alterner la crème vanille avec un yoghourt.
- Non, Loulou, tu dois apprendre à manger d’autres choses !
Contraint, je m’efforce depuis lors de vider le yoghourt un jour sur deux, en tenant moi-même l’agenda :
- Hier, c’était un yoghourt, donc aujourd’hui, je peux avoir ma crème à la vanille !

(à suivre)
Par Bèrlebus, à 16:01 :: Au jour, le jour :: #570 :: 13 commentaires
 


lundi 3 avril 2006

490. Nocturnes

20h30, au lit.

21h00 :
- Lou, il est temps de faire dodo.
- Oui, mais j’écoute le Monsieur de la voierie.
- C’est plus le moment de jouer avec tes personnages, Loulou.

22h00 :
- Mon garçon, je ne suis pas d’accord !
Avec mon air innoncent :
- Qu’est ce qu’y a ?
- Il faut dormir, Lou, sinon demain, tu vas être crevé et tu passeras une mauvaise journée.
- …
- Je ne veux plus entendre de bruit.
- Oui, mais le Monsieur de la voierie est là !
- Tu l’écouteras demain. Maintenant, dodo !

(…)

23h30 :
- Lou… Je ne dois quand même pas me fâcher ?

Minuit.
Je m’endors enfin.

03h00, le calme règne dans la maison. A nouveau réveillé, j’en profite ! Percussions sur les montants de mon lit, essais de timbre de voix.
Hélas, maman finit par débarquer.

Ainsi s’égrènent mes nuits depuis le retour des classes de mer.
L’effet posthume de l’iode ?
Le passage à l’heure d’été qui me conduit au lit une heure plus tôt, dans un état d’éveil qui m’invite à prolonger la fête dans mon coin ?
Toujours est-il qu’en ce moment, je pète la forme… sauf au moment du réveil.
Par Bèrlebus, à 12:11 :: Au jour, le jour :: #567 :: 5 commentaires
 
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