Journal de Lou
un petit prince pas comme les autres
  Bonjour, je m'appelle Lou.
Je suis un petit garçon qui ne voit bien qu'avec le coeur, ce qui rend la vie de mes parents et mon éducation épiques !
Je suis donc aveugle et différent dans ma petite tête blonde.
 

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...avec toutes mes excuses pour les personnes qui ne l'auraient pas compris, tous les textes de ce site sont pensés et écrits par moi-même (son papa).

Lou n'en est actuellement pas capable, tout comme il n'est pas capable à ce jour de comprendre "un ordinateur", "internet", ou se concentrer longtemps sur une conversation. Seul l'avenir nous dira si nous parviendrons à l’intégrer totalement le monde dans lequel il vit.

Il est donc clair que ces récits, bien que tous les faits rapportés soient bien réels, comportent une interprétation que je fais en fonction de son comportement. Mais pour bien le connaître depuis plus de cinq ans, je pense ne pas me tromper.

En savoir plus ? Rendez-vous sur la page lisez-moi.
 

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mardi 15 septembre 2009

676. Dernière chronique du temps qui passe (50)

De retour de l’école.
A la descente du bus, je rouspète illico sur le ton employée à mon égard par la nouvelle convoyeuse du bus. Je la parodie, prenant un ton déplaisant et gouailleur :
- Ouais, t’es trop excité, ou quoi !
- Bonjour, Loulou.
A la va-vite :
- Bonjour, maman.
Enchaînant de suite sur un ton de grand garçon :
- Mais oui, mais j’ai rien fait et elle rouspète sur moi. Elle est fâchée, alors que j’ai rien fait, quoi !
Maman s’enquière de la version officielle et s’explique courtoisement avec la convoyeuse qui lui répond aimablement que j’étais simplement très excité et en verve. Trop, apparemment.
Le bus s’en va. Maman m’interpelle :
- Qu’est ce que tu racontes, Lou ?
- Mais je sais pas, moi. J’ai rien fait.
- Qu’est-ce qu’elle t’a dit exactement ?
- “Lou, tu es trop excité”.
- Ben oui, il semble que tu étais bien excité et sans doute que les autres avaient envie d’un peu de calme.
Pendant ce temps, je monte les trois marches d’entrée menant au couloir de la maison et arrive près de mon porte-manteau où maman me déleste de mon cartable dorsal. J’ôte ma veste, la tourne dans tous les sens à la recherche de la lichette. J’entends bien la petite clochette qui y est attachée, mais je n’ai pas la tête à cela et fais n’importe quoi. Je la jette finalement à terre en déconnant.

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Par Bèrlebus, à 11:32 :: Au jour, le jour :: #770 :: 5 commentaires
 

jeudi 15 janvier 2009

648. Chronique du temps qui passe 49 : Contrastes de la vie

Ce n’est pas parce que papa ne donne plus de nos nouvelles (il est débrodé par son travail pour la Fondation) que la vie s’est arrêtée.

S’il fallait résumer le temps écoulé, je dirais qu’il est tout en contraste.

Contraste avec les fêtes de fin d’année où à coup de siestes, j’ai enfin pu vivre le réveillon de nouvel an avec les grands, jusque tard dans la nuit.
Au menu : repas, concert sur mon synthétiseur, les bisous de minuit à toutes et tous, et danses avec papa ou maman.
- Et demain, papa, ce ne sera pas une heure du matin, mais deux heures !
...On peut toujours rêver.

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Par Bèrlebus, à 21:14 :: Au jour, le jour :: #742 :: 7 commentaires
 

lundi 12 novembre 2007

603. L’histoire de « l’eau du bus » (Vidéos)

le petit prince fous rires (NDLA : j’avais évoqué dans un article précédent une étrange histoire de « L’eau du bus ». Levons donc le voile sur ce mystère.)

On ne modifie pas ainsi mes us et coutumes. Disons simplement qu’avec le temps, se produisent de petites évolutions voire des substitutions.
Ainsi, depuis mon acceptation, il y a cinq ans, de manger avec papa, suite à ma peur liée à une absence prolongée de maman, la tradition veut que lors de ces repas, le paternel se fende d’une histoire pour occuper le temps*.
Tous les dimanches matins – là aussi, il s’agit d’une tradition qu’il n’est pas question de changer sans motif valable-, je prends donc un petit déjeuner avec lui, rythmée par un récit qui se doit d’être drôle.
Si, par le passé, Monsieur René et le Petit Chien Courage en étaient les héros, cela fait des mois qu’ils ont été remplacés par Jordi et tutti quanti. Quant à l’histoire elle-même, j’ai jeté mon dévolu sur le récit le plus abracadabrantesque** que l’on puisse imaginer.
C’est moi qui ait eu l’idée d’inscrire le bus qui me ramène quotidiennement de l’école comme décor. C’était à l’époque où je connus quelques déboires lors des retours à la maison. Une catharsis en somme.

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Par Bèrlebus, à 12:22 :: Un monde à moi :: #689 :: 14 commentaires
 

mercredi 7 novembre 2007

602. Le frissonneur

Depuis que papa m’a fait découvrir les frissons, il y a deux mois, nous nous en payons des tranches quotidiennement.
A tour de rôle, nous plaçons les mains dans le cou de l’autre. Doigts écartés, nous remontons alors lentement la nuque, puis le crâne à « rebrousse-cheveux », pour finir sur les tempes. L’effet est garanti et j’adore qu’on me le fasse. Au moment des frissons, je me mets à rire et rentrer ma tête entre les épaules, tout en présentant bien mon crâne pour que l’aventure se poursuive. Mais j’adore aussi le faire à papa, parce qu’à chaque fois, il s’agite, gémit, se plaint, dit des « au secours », « nooon », « stooop ! » qui me kiffent et que je ponctue d’un :
- Mais qu’est-ce qu’il y a papa ?
La réponse toute formatée étant :
- Mais tu me fais des frissons coquins !
Papa n’aime pas avoir froid, mais moi, j’adore ça, comme recevoir de l’eau très froide au moment de rincer mes cheveux après qu’ils aient été lavés. Je beugle alors :
- Plus froid, maman ! Plus froid ! Encore plus froid !
Jusqu’à ce que le robinet soit orienté totalement sur le froid, sans plus une goutte d’eau chaude.
Conclusion : j’adore les frissons.
Mais que l’on ne s’y méprenne pas, ces séances avec papa n’annulent en aucun cas celles des « bonnes petites doudouces ». C’est juste un plaisir tactile supplémentaire à rajouter au catalogue de mes relations sensuelles à la vie.
Voilà pour ce qui est du contexte afin de comprendre la chute de ce récit.

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Par Bèrlebus, à 18:54 :: Au jour, le jour :: #688 :: 9 commentaires
 

mercredi 24 octobre 2007

600. Carabistouilles ou mémoire défaillante ? (600ème du genre)

Ce mercredi après-midi, je devais aller à la piscine avec le « groupe de jour » de l’école.

A mon retour, , maman découvre le mot du jour dans mon carnet :
« Lou n’a pas été dans la piscine et il vous expliquera pourquoi ».
Je n’y échappe pas, maman me pose la question fatidique .
Pendant dix minutes, elle tente d’obtenir une réponse complète et cohérente.
Pendant dix minutes, sans aucune moquerie de ma part, je lui déballe une panoplie de scénarii, les uns récurrents et vécus dans d’autres circonstances ou par le passé, les autres de ma pure invention pour répondre quelque chose de laconique et sans aucune justification circonstanciée.

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Par Bèrlebus, à 18:48 :: Au jour, le jour :: #686 :: 11 commentaires
 

mardi 29 mai 2007

578. Melting pot et pot-pourri

le petit prince et la vacheTranches de vie quotidienne en guise de pot-pourri :

- Dis, papa, est-ce que je peux écouter le film des classes vertes à la ferme ?
- Non, Loulou, tu l’as déjà écouté ce matin.
- Oui, mais j’ai encore envie d’écouter le papa mouton.
C’est vrai, j’ai oublié de vous dire que Monsieur Guy a filmé notre semaine à la ferme et a offert un résumé en DVD à chaque enfant de la classe.
Depuis quinze jours, je peux donc entendre et réentendre ces souvenirs et revivre ces émotions passées, comme dans le film que papa a fait sur moi. Je m’entends aller donner à manger au papa mouton, traire la vache, me balader à cheval, râler à la plaine de jeux aussi…
- Maman ? Est-ce que je peux écouter le film des classes vertes ?
- Tu as entendu ce que papa t’as dit et je suis d’accord avec lui.
M …, ça n’a pas marché.


Dans le fauteuil.
- Papa, écoute : Bêêêêê… Bââââ… le papa mouton fait « A » et pas « Ê » !
- Oui, Lou, je sais. Tu me l’a déjà dit.
- Bâââââ… Bèrlebus, dis au papa mouton de ne pas pleurer… Que ça va passer, que Bruno, il va bientôt venir…
- Chounet, je n’ai pas toujours envie de répéter la même chose…

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Par Bèrlebus, à 15:53 :: Au jour, le jour :: #663 :: 17 commentaires
 

mercredi 2 mai 2007

573. Choux vert et vert choux : vache, veau et mouton

(photo puis texte)
Lou et les vaches
Quatre jours dans la maison de campagne .

Comment ? Je ne vais pas entendre le radiateur dans ma chambre parce qu’il fait trop chaud ? Mais cela ne va pas du tout.
Malgré mon insistance, je n’y aurai pas droit.
Qu’importe, car durant ce séjour, je flashe sur tout autre chose.

la fermeDès notre arrivée, mon attention est attirée par des beuglements incessants émanant de la ferme, distante d’une bonne centaine de mètres.
- Je peux aller écouter le papa mouton ?
- Oui, vas-y, Loulou, mais ce sont des vaches.
Le temps de me resituer, ni une, ni deux, je descends le chemin vers la maison des fermiers. Rien de plus facile, le gravier et les bordures d’herbe me servant de rails sensitifs sous mes pieds.
Maman me suit néanmoins pour s’assurer que tout va bien.

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Par Bèrlebus, à 09:13 :: Au jour, le jour :: #658 :: 10 commentaires
 

vendredi 9 mars 2007

564. Classes vertes : 5 ème.

6ème expérience d’un séjour scolaire !

5 jours de « classes vertes ».
4 nuits sans contacts directs avec papa et maman.
3ème séjour à « La ferme du Monceau ».
2 autres fois à la mer.
1 seule envie : m’y rendre au plus vite !

Pourquoi ?
Mais pour rendre visite à celui qui fut mon pire ennemi, j’ai cité : le mouton.
Il faut dire qu’il m’avait foutu une telle trouille, la première fois.
La 2ème rencontre dans cette même ferme, il y a deux ans, nous avait réconcilié.

Dès avant le départ, c’est mon seul sujet de conversation : le papa mouton.
Mais que dire sur place…
J’en oublie presque mes autres sujets litaniques : Jordi ou l’alarme de l’école.
Je passerais mes journées à ses côtés dans la bergerie …enfin, derrière la barrière, quand même !
On m’a hélas limité les visites à deux par jour. Rien que pour moi.
Je m’assieds et écoute, réagissant à mon gré.
Ma peur est devenue plaisir.

Mis à part cela, je participe à toutes les activités.
Il faut parfois bien me faire comprendre que je n’ai pas le choix, comme tenir le sceau de graines pour donner à manger au poules. C’est tellement plus simple si on me met les graines dans la main.
Il y a bien le sifflement du lave vaisselle dans le réfectoire qui me rappelle le bruit strident de l’alarme de l’école, mais mes instituteurs et gardiennes sont là pour me rassurer. Et puis, cela ne dure pas longtemps.
Côté repas, je mange de tout, à leur grande surprise. Même du nouveau, comme un croque monsieur.
- Ça croustille trop !
…Mais je le mange quand même.
Le soir, je m’effondre plus tôt que d’habitude et m’endors sur le champs.

Aujourd’hui, je vais retrouver papa et maman, à qui je n’ai plus parlé depuis quatre jours. Ça va, je n’ai pas trop le blues.

NDLA : En ces quelques mots se déclinent tous les progrès de Lou depuis le début de ce blog.

(Cfr. tous les liens hypertextes pour ceux qui n’auraient pas lu le passé en ces pages :

2002 -2003
2004
2005 (articles entre le 14 et le 22 mars)
2006 et aussi
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Photo des retrouvailles de Lou avec le papa mouton, il y a deux ans :
le petit prince et le mouton
Par Bèrlebus, à 11:31 :: Au jour, le jour :: #648 :: 7 commentaires
 

dimanche 18 février 2007

560. Ma perception (8) : Acuité absolue

A moi, on ne me le fait pas… Je décode tout et parfois, de manière (d)étonnante.

Ainsi, par exemple, samedi dernier, j’ai été à la piscine avec maman et Eva.
Au début, il y avait un cours d’aérobic ou un truc du genre qui faisait du bruit. Bon, dans une piscine, il y a toujours beaucoup de chahut, réverbérant dans tous les sens, mais mon attention avait été attiré par ces sons là.
Après une bonne demi heure, j’ai fait remarquer à maman :
- T’entends, maman, tous les gens son partis !
De fait, vers midi, il n’y avait plus grand monde et surtout, le cours d’aquagym était terminé.
Jusque là, vous vous dites que cette anecdote est banale.
Attendez la suite.

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Par Bèrlebus, à 19:03 :: Au jour, le jour :: #644 :: 15 commentaires
 

samedi 10 février 2007

558. Chronique du temps qui passe 42

Mardi. 19h00 :
- Allô, papa ?
- Salut Chounet, comment vas-tu ?
- Bien. J’ai pas eu peur de l’alarme à l’école.
Changeant immédiatement de sujet :
- Bonjour Bèrlebus!
La voix grave et chaude me répond :
- Bonjour, Petit Chien Courage !
- Non, Jordi ! Bonjour, Jordi !
- Bonjour Jordi. Ça va bien, chez Bon-papy et Bonne-mamy ?
- Oui. Tu es où ?
- Je suis à mon travail. Je viens de terminer ma journée.
- Elle est où, maman ?
- Elle doit être en train de rentrer de son stage de formation. C’est pour cela que tu passes la semaine chez tes grands-parents.
- Hé, papa, l’alarme de l’école, elle ne va pas sonner ?
- Il n’y a aucune raison… Elle a sonné deux fois, la semaine passé… Elle ne va donc plus sonner avant longtemps.
- Dis, est-ce que maman a mis ma petite couette toute douce, mon nounours musique et mon coussin tout doux dans ma valise ?
- Oui, bien sûr.
A mon grand-père :
- Dis, Bonne-mamy, je peux avoir ma petit couette toute douce ?
- Elle est déjà dans ton lit.
- Tu veux bien aller la chercher ?
- On la retrouvera tout à l’heure, quand tu iras au lit.
- Je veux aller au lit.
Papa intervient :
- Tu dois encore manger ton repas, Loulou.
- J’ai faim.
Aussi sec :
- Au revoir papa.

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Par Bèrlebus, à 11:50 :: Au jour, le jour :: #642 :: 12 commentaires
 

jeudi 16 mars 2006

485. Self-contrôle (Chronique du temps qui passe 36)

Au retour de l’école, maman m’accueille.
- Il est où, papa ?
- Il joue dans le salon avec Eva.
Je crise.
- Je veux papa !
Il nous rejoint.
- Qu’est ce qu’il se passe, mon fils ?
- Je veux manger le goûter avec toi.
- Tout d’abord, on ne dit pas : « je veux »…
- S’il te plaît, papa, je peux manger le goûter avec toi ?
- …Et ensuite, aujourd’hui, ce n’est pas possible, je m’occupe d’Eva.
- Je veux pas !
- Mon bonhomme, je ne te laisse pas le choix. Tu es mon fils et Eva est ma fille. Elle a aussi besoin de son papa. Hier on a pris le goûter ensemble, et aujourd’hui tu vas le prendre avec maman pendant que je jouerai avec elle.
Sa réponse ne me convient pas du tout. Je monte encore un peu plus le ton.
- Bon, mon garçon, ça suffit maintenant. On n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie…
C’est bon, je sais, ils n’arrêtent pas de me répéter cette phrase. Je fais diversion :
- Fais « euh » !
- Non, Lou. Tu ne me parles pas sur ce ton, et puis, je ne vais pas faire « euh » si tu te comportes comme cela.
Crise de chez crise. Comme d’hab. en pareille situation, je commence à le repousser.
- Lou, tu arrêtes !
Il peut toujours courir !

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Par Bèrlebus, à 14:37 :: Au jour, le jour :: #561 :: 25 commentaires
 

mardi 17 janvier 2006

468. J'aime pas les fêtes !

Avec toute l'effervescence actuelle, j'ai pas eu le temps de vous relater mes congés de Noël.
Pour tout dire, moi, les fêtes, je m'en moque un peu... beaucoup.
En fait, je n'aime pas trop cela pour la simple et bonne raison que le mot "fête" implique un programme inhabituel. Or moi, ce que j'aime par dessus tout, ce sont mes petits repères.

Moralité, le souper de Noël à l'école, où tout le monde se retrouvait juste avant les vacances pour un grand buffet (enfants, profs, personnel d'encadrement etc.), a tourné au vinaigre. Trop de monde, un repas sans papa ou maman, et enfin le bus qui ne me ramène pas à la maison comme toutes les fins d'après-midi ont suffit à me rendre tout malheureux.

Le réveillon des petits-enfants chez Papy et Mamy ?
La seule chose qui m'intéresse, c'est leur piano à queue, histoire de couvrir le bruit de mes innombrables cousins et cousines.

Le réveillon de Noël à la maison ?
Dur, dur, de devoir attendre pour manger le repas de Noël. Troublant l'excitation ambiante des cadeaux.
Pourtant j'ai reçu une chouette mappe-monde sonore qui cite le nom des pays lorsqu'on promène un stilet dessus.
Epuisé, j'était donc tout heureux de retrouver mon lit et ma petite-couette-toute-douce à 21 heures.

Reste le réveillon de Nouvel an, où là, je dois l'avouer, je me suis super bien marré... jusqu'à 21h30.
Nous étions dans la maison des Ardennes avec pleins d'amis de papa et maman, et des enfants tout partout. Bref, ambiance, ambiance.
En fait, ce qui m'a mis de super humeur, c'est la chorale que Tata Red a organisée avec tous les enfants.
Summum du summum, on a inventé, Tata Red à la guitare et moi, le blues de "Papa qui fait euh" que tout le monde a repris en choeur ad libitum.
En bon blues, comme il se doit, la fin de la mélodie se terminait par un break musical où tout le monde relançait la chanson en scandant : "En... fai... sant... euuuhhh".
Mon sourire banane figé se muait alors en un franc éclat de rire inextinguible.

Y'a pas à discuter : ma fête à moi c'est la musique, encore et toujours.

Photo :
le petit prince au réveillon
Par Bèrlebus, à 18:28 :: Au jour, le jour :: #540 :: 14 commentaires
 

mercredi 9 novembre 2005

451. Aveugle !?

(suite du post précédent)

Le repas familiale se poursuit.
A défaut de jouer, je tente le dialogue :
- Dis, papa, tu veux bien m'expliquer, dans le film, quand je suis aveugle.
- Bien sûr ! Et bien toi, tu ne vois pas avec tes yeux.
- Et Pourquoi ?
- Parce que quand tu étais dans le ventre de maman, ce qui te sert à voir avec les yeux a oublié de se former, de se fabriquer dans ta tête, si tu veux. Cela arrive... Par exemple, il y a des gens qui n'entendent pas – on dit qu'ils sont sourds -, comme ça !
Joignant le geste à la parole, je sens ses mains se poser sur mes oreilles et les presser. J'entends presque plus rien, alors qu'il continue de me parler. Je saisis alors ses mains pour les ôter.
- ...Tu vois, c'est ça être sourd. Quant à être aveugle, cela veut dire que tes yeux ne fonctionnent pas, comme les oreilles pour les sourds. J'écoute attentivement, quand bien même ce n'est pas la première fois qu'on aborde le sujet. La chose est si difficile à conceptualiser.

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Par Bèrlebus, à 12:23 :: Au jour, le jour :: #515 :: 11 commentaires
 

dimanche 25 septembre 2005

442. Le film que papa a fait sur moi.

Le petit orince écoute le disqueCela faisait des mois que papa me parlait de ce film qu'il faisait pour raconter mon histoire.
Même qu'il me faisait souvent écouter des extraits qu'il ramenait de son travail.

Il y a dix jours, il est revenu à la maison avec le C.D. de la musique et me l'a offert. J'ai pas vraiment pigé. Comme si le film devenait maintenant de la musique ! Et l'histoire, alors ? Il m'a expliqué... , enfin soit.
C'est tout calme, tout doux : un piano et parfois un violoncelle.
Dès le troisième titre, comme à mon habitude, j'ai entamé une seconde voix.
Le morceau que j'ai préféré fut le dernier et pour cause : c'est le seul à être rock'n'roll avec batterie, guitares et tout ça.
- Papa, on dirait les Strokes !
- C'est vrai, Loulou. Ça ressemble, hein ?

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Par Bèrlebus, à 18:58 :: Au jour, le jour :: #502 :: 16 commentaires
 

jeudi 17 mars 2005

385. Loin de tout 4 (short news).

Jeudi.
Bonne matinée.
Au programme, nourrir les animaux de la ferme, puis confection d'une tarte.
J'participe bien.

Durant le repas de midi, j'mange 3 ou 4 fourchettes du repas chaud (des boulettes de viande) puis balance :
- Je veux bien manger le repas chaud à la maison avec papa ou maman, mais pas à l'école ou à la ferme.
Voilà qui est clair !

L'après-midi, je suis claqué. Faut dire qu'on ne chôme pas.
La promenade prévue est de trop. J'traîne la patte.
Mes parents me manquent à nouveau beaucoup.
Vivement demain !

pour lire la suite (si elle n'apparaît pas au dessus de cet article)
Par Bèrlebus, à 23:08 :: Au jour, le jour :: #436 :: aucun commentaire
 

lundi 21 février 2005

373. Chronique du temps qui passe (25)

le petit prince ritPapa, le retour.

L'accompagnateur du bus de l'école me conduit à la porte de la maison et sonne. La porte s'ouvre.
- Coucou, mon Loulou.
- Mon papaaaa ! Je suis content que tu es là.
J'me précipite dans ses bras. On se fait de gros bisous et de gros câlins.
- Tu vois, j'ai fini le tournage du film, maintenant je serai plus souvent là, même si j'ai encore beaucoup de travail, parce que le film, il n'est pas encore fini.
Ça m'a l'air bien compliqué son travail. Mais comme il n'insiste pas, j'fais celui qui a compris.
- Et toi, Lou, comment ça va ?
- Bien !
- Tu t'es bien amusé à l'école ?
- Oui.
Il ôte alors mon bonnet et mon écharpe, et défait les boutons de mon manteau.
- Vas-y, enlève-le.
Ce que je.
- Tiens, prends la lichette et accroche-le au porte manteau.
J'cherche un peu, trouve la maudite lichette, y passe mes deux pouces comme il me l'a appris , et tends le manteau vers le mur.
- De l'autre côté, enclume ! Tu sais bien que c'est sur l'autre mur.
Je me retourne, cherche un peu, trouve le montant de bois, tâtonne encore un peu puis glisse la lichette autour du plot de bois.
- Super, mon garçon.

Direction le living où j'croise maman ("ma maman que j'aime !", câlins et tutti quanti), puis me dirige vers le salon où j'me vautre comme d'hab. dans un des deux canapés.
J'entends papa bosser dans la cuisine avec de la vaisselle puis revenir.
- Tu viens près de moi, mon papa ?
- Oui, mon Chouchounet que j'aime.

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Par Bèrlebus, à 13:53 :: Au jour, le jour :: #422 :: 4 commentaires
 

dimanche 6 février 2005

366. Café du commerce

petit prince mangeÇa y est, j'discute plus, enfin, j'veux dire : je conteste plus.
J'mange tous mes repas en famille, et j'dévore la même chose qu'eux.
Petit à petit, j'me mets à participer aux conversations. J'demande bien de temps à autre qu'on me récite les pays, ou qu'on me raconte une histoire, certes...

- Papa, tu veux bien raconter l'histoire de "Geert et de ses piles usées" ?
- Quand j'aurai fini de manger.
- Tu as fini de manger, papa ?
- Pas encore.
- On n'a pas toujours ce qu'on veut, hein, mon papa ?
- C'est juste.

Parfois même, j'oublie carrément de le lui rappeler, trop occupé à causer, à inventer moi-même une histoire, ou lâcher une répliquer tout droit sortie de mon disque dur et qui a furieusement tendance à faire rire les convives :
- Mais combien de fois dois-je te le dire ?
ou
- C'est la meilleure !

Enfin, avec ce papa tout le temps parti à son "travail-du-film", c'est l'occasion de le voir un petit peu plus.
Par Bèrlebus, à 17:47 :: Au jour, le jour :: #413 :: 6 commentaires
 

samedi 15 janvier 2005

357. A table !

Bon, ça y est, j'ai pris le pli.
C'est vrai que finalement c'est agréable de prendre ses repas en famille.
Bon O.K., papa me pompe un peu l'air lorsqu'il ne veut pas tout le temps raconter l'histoire de "Geert et ses piles usées", ou "faire les pays", ou qu'il me demande d'attendre qu'il ait fini de manger pour raconter une histoire. Mais là encore, chui bien obligé de patienter.

Ceci dit, j'dois reconnaître que du coup, on cause parfois un peu plus de choses et autres, plutôt que de tout le temps jouer avec mes personnages imaginaires.
A ce propos, le grand sujet de conversation, c'est le métier de papa. Logique dans la mesure ou il travaille beaucoup en ce moment, et qu'en dehors de petits moments privilégiés où il se consacre à moi, je ne le vois... qu'à table.

photo :
Par Bèrlebus, à 14:02 :: Au jour, le jour :: #401 :: 4 commentaires
 

mardi 4 janvier 2005

353. Geert et les piles usées

(...ou du plaisir des mots interdits)

Chai plus quand ça a commencé. Y'a un mois environ, lors d'un petit déjeuner du dimanche matin en tête à tête avec papa.
Comme j'aime bien manger pendant qu'on m'invente une histoire avec les ingrédients de ma planète (ou des références que je connais), le sujet tourne toujours autour de Monsieur René, du Petit Chien Courage , des Papous, de mon voisin Geert, Patrick etc.

Ainsi donc, dans le cas présent, papa imagina l'histoire suivante :
Monsieur René, Geert et le Petit Chien Courage sont en balade en forêt (pour du semblant, hein !). Mais voilà, il sont perdus.
Monsieur René : "Alors, f'est par où qu'il faut aller ? Au fecours, on a perdu notre femin." Le problème, voyez-vous, c'est que Geert a trop marché et ses piles sont usées comme parfois mon éléphant-qui-répète-tout-ce-que-je-dis .
A ma grande surprise, papa se met donc à imiter le dit éléphant (NDL : sa voix ressemble alors assez fort à celle de E.T., l'extraterrestre quand il dit : "E.T. phone home") :
- gnnn... gnnnn... gnnn... Geert, piles usées, piles usées, pi... pi... pi...
L'idée me fait tellement rire que le morceau de tartine que j'ai en bouche ressort illico.

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Par Bèrlebus, à 14:01 :: Au jour, le jour :: #397 :: 5 commentaires
 

jeudi 30 décembre 2004

350. Next step.

Chai pas pourquoi, mais vacances ne riment pas avec farniente.
A chaque fois, mes parents trouvent des trucs nouveaux à m'imposer.

Cette fois-ci, ils ont décidé que dorénavant je mangerai mes repas en même temps qu'eux. Si, si : fini, The End, Gedaan, mon festin de fin de journée, où après l'école, je m'enfile coup sur coup : le repas chaud, le goûter de fruits, et le souper de tartines.

Je suis donc prié de venir à table pour me joindre à eux. J'tente bien de résister – la perspective ne m'emballe pas du tout -, mais in fine, j'obéis.
Encore heureux, ils ne m'obligent pas à manger.
J'ai bien essayé aussi de m'en aller discrètement, mais ils m'ont repéré avec leur radar magique qu'ils appellent "yeux". Je suis donc, cloué sur ma chaise. Enfin, cloué... . Pour dire vrai, j'en profite pour essayer toutes les positions possibles qu'offre une chaise : passer un jambe par dessus le dossier, voir les deux, prendre appuis avec mon dos contre la table pour transformer la chaise en bascule, me mettre carrément à l'envers, bref, visiter le mobilier quoi...
Viennent alors les éternelles mises en garde : "Attention, Lou, tu vas tomber"

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Par Bèrlebus, à 18:06 :: Au jour, le jour :: #394 :: 7 commentaires
 

samedi 4 décembre 2004

339. Etat des lieux (3)

(suite des post 337 et 338)
Donc à défaut de vouloir manger le midi à l'école, j'enchaîne le goûter après le repas chaud, et avant les tartines.
Au programme, un kiwi et la maudite fourchette avec laquelle je dois apprendre à piquer dans le fruit.

Fin du jeu avec papa qui m'annonce qu'il va travailler dans son bureau et qu'on jouera après le bain.
- Pas partir papa !
- Ecoute, Lou, comme tu manges avec maman, moi j'en profite pour aller travailler un peu. Mais si, un jour, tu as envie de manger avec moi, je le ferai avec plaisir.
- Je veux manger avec papa !
- O.K., Lou. Mais tu mangeras tes tartines avec maman, d'accord ?
J'acquiesce.
Papa s'installe.
- Vas-y, pique avec la fourchette !

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Par Bèrlebus, à 11:51 :: Au jour, le jour :: #379 :: 4 commentaires
 

mercredi 22 septembre 2004

305. Case départ

(cfr. post 299 et 301)
Papa et maman ont lâché du lest concernant les repas de midi à l'école.
Faut dire que je finissais par en faire une obsession dès mon réveil, tout ça pour finalement refuser de manger, le tout sur fond de mélodrame dont j'ai seul le secret.

Depuis une semaine, à chaque retour de l'école, la première chose que je leur dis avant même de leurs dire bonjour, c'est :
- J'ai pas mangé le repas chaud avec Elisabeth.
Quand j'vous parlais d'obsession...

Du coup, ils m'ont rassuré, me disant que c'était pas grave...
Retour donc à la case départ... voire même un p'tit peu plus en arrière : v'là qu'j'ai refusé aussi de manger mon repas chaud avec papa, en rentrant de l'école aujourd'hui !

Réponse de papa
Par Bèrlebus, à 17:52 :: Au jour, le jour :: #339 :: 2 commentaires
 

jeudi 16 septembre 2004

301. ...And now, I don't !

(cfr. post 299) Trois pas en avant...
Deux pas en arrière.
Oui, je sais, vous avez déjà lu ça à mon propos.
Depuis lundi, malgré les encouragements de mes vieux, j'veux d'nouveau plus manger le repas de midi à l'école.
Mes parents ont beau me cuisiner pour essayer de comprendre ce qui ne va plus, y'a rien qui sort de ma casserole.
Ça bout trop dans ma caboche. Trop confus.

A ma décharge, chui naze de chez naze-crevé après ces deux premières semaines de classe. Et comme je suis de nouveau dans une phase "concert live" dès 6 heures du mat. dans mon lit-auditorium...

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Par Bèrlebus, à 17:43 :: Au jour, le jour :: #335 :: 11 commentaires
 

lundi 13 septembre 2004

299. I did it !!!

Je l'ai fait, j'vous jure !
J'ai osé manger mon repas chaud à l'école !
J'ai vaincu une de mes plus grandes peurs.
(cfr. post.68 à 72 –le roman de mes repas-) mais aussi 205-211-238-291 ndl : hé, oui, ça devient un vrai roman -).

Rewind :
Vendredi matin, lendemain de ma journée positive à l'école (post 297), je m'suis levé du bon pied.
Pendant le petit déjeuner, j'ai déclaré, tout de go et sans qu'on ne m'ait rien demandé :
- Aujourd'hui, je vais manger le repas chaud avec Elisabeth (ma gardienne de l'école) !
J'ai senti maman surprise. Comme si elle avait mal entendu, elle m'a tout répété comme un âne :
- Tu as envie de manger ton repas chaud avec Elisabeth, ce midi ?
J'ai fait le fier :
- Oui ! Et je vais faire le grand garçon !
Sic !
Maman puis papa se sont mis à me féliciter comme si j'l'avais déjà fait.

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Par Bèrlebus, à 15:09 :: Au jour, le jour :: #333 :: 2 commentaires
 

dimanche 29 août 2004

291. ...Comme les autres.

Maman a mis à éxécution son plan de me faire manger à la fourchette.

Rigolez-pas, bande de voyants, mais moi, j'ignore que tous, vous mangez avec une fourchette certains aliments : je n'le vois tout simplement pas ! Pas d'exemples, nada, rien !
Quant à me le montrer, imaginez plutôt (mettez-vous à ma place de petit garçon de six ans, aveugle) : "Tiens, tu sens avec tes doigts ce couvert qui ressemble à une cuillère ? Touche le bout. Tu sens, il y a quatre piques que tu vas devoir mettre en bouche et retirer en refermant ta mâchoire pour garder ce que tu y auras piqué."
Hé, ça va pas la tête, non ?
Et puis, pourquoi faire compliqué alors que j'mange très bien avec une cuillère ? Pour faire grand ? Ça ne m'intéresse pas !

Bon, heureusement, maman ne s'y est pas prise comme cela.
Elle m'a préparé le coup

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Par Bèrlebus, à 14:28 :: Au jour, le jour :: #325 :: 2 commentaires
 

samedi 28 août 2004

290. Chronique du temps qui passe (20)

Chui à table, mangeant mes tartines qui succèdent au goûter.
Lorsque papa nous rejoint, maman lui annonce fièrement :
- J'ai expliqué à Lou que bientôt, il va pouvoir manger les fruits avec une fourchette parce que c'est un grand garçon. Hein, mon Loulou ?
- Non, j'veux pas mange la fourchette !
- Mais nooon, Lou, tout d'abord on ne manger pas une fourchette, mais on mange avec une fourchette. C'est comme pour la cuillère.
- Je veux pas manger avec la fourchette.
- Pas aujourd'hui, tu as déjà mangé ton goûter. Mais bientôt.
- On est pas bientôt !
- T'es un sot, Lou.
- Je fais quoi ?
- Tu le sais très bien.
- Je fais le bébé Cadum et je veux rester un bébé Cadum. Je veux pas être un grand garçon.
Les v'là prévenus. Faut dire qu'ils exagèrent. Depuis le retour des vacances,

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Par Bèrlebus, à 14:28 :: Au jour, le jour :: #324 :: un commentaire
 

jeudi 24 juin 2004

257. Sur le front

A table pendant mon repas.
- Dis papa, tu veux bien prendre le bain avec moi, s'il te plaît ?
Surpris par une demande si gentille, papa accepte.

Mais v'là qu'j'ai un morceau de tartine qui se colle à mon palais. J'ai horreur de ça, ça me fout une de ces trouilles... même que c'est sans doute pour cela que je ne veux manger qu'avec des gens que je connais.
J'me mets aussitôt à hurler.
Maman comprend tout de suite le problème et me demande d'ouvrir la bouche.
Le temps qu'elle me gratte le palais, chui paniqué et me venge en la pinçant.
Elle se fâche, aussitôt embrayée par papa.
Moralité, papa exige que je m'excuse auprès de maman et que je la remercie d'avoir ôté le bout de pain collant.
Je refuse.
Papa me dit alors qu'il ne prendra pas le bain avec moi si je ne le fais pas.
Colère de ma part.
Papa entre alors dans un long discours. Je le sens très fâché, même s'il ne crie pas. Il aligne des mots qui m'entrent par une oreille et ressortent par l'autre : tu t'excuses... pas une raison... problème... appeler... maman, à l'aide... pas mordre ou pincer... plus un bébé... Te laisserai pas faire... demander pardon... dire merci... suis là pour t'aider...envie de prendre le bain avec toi... peux pas te laisser faire... parce que je t'aime.*
Et il disparaît.

Dix minutes après,

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Par Bèrlebus, à 16:52 :: Au jour, le jour :: #288 :: 5 commentaires
 

vendredi 11 juin 2004

248. Deuxième jour sans maman (2)

pluie(suite du post 247) Deuxième mi-temps :

16h00. papa vient me rechercher à l'école. Il ne pleut plus et chui tout roudoudou avec lui.

En trajet, j'lui demande si on pourra aller dans le jardin à la maison. Il me répond que l'herbe sera sans doute encore mouillée.
- Tu n'as qu'à sécher l'herbe, papa !
Décidemment, il est contraire aujourd'hui : il me dit que c'est pas possible.

Comble, arrivé à la maison, v'là qu'il se remet à pleuvoir.
Le match reprend :

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Par Bèrlebus, à 16:35 :: Au jour, le jour :: #279 :: 4 commentaires
 

mercredi 9 juin 2004

246. Premier jour sans maman

Ça y est : maman est partie ce matin pour son travail. Elle est venue me dire au revoir dans ma chambre à 7 heures du mat. (j'y faisais la bringue depuis une bonne heure déjà).
C'est donc papa qui s'est occupé de moi et Eva. No problemo. D'autant plus qu'à mon grand bonheur, y'avait plein de tondeuses à gazon qui coupaient l'herbe à l'école (voir : post 31 et post 118, mais aussi post 148, et enfin post 177). Le grand pied !

Début d'après-midi, papa est venu me chercher pour aller voir le Dr Dan que je rencontre tous les six mois pour évaluer mes progrès. Il était super content et enthousiaste, même si j'étais un petit peu speed (ça c'est un mot dont j'connais bien le sens paske papa l'utilise souvent : c'est lorsque je fais étalage de ma force musculaire en poussant, ou que je m'ébats avec force... juste pour le plaisir. Ben oui, chui un p'tit mec, moi !).

De retour à la maison, j'crevais la dalle.

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Par Bèrlebus, à 16:29 :: Au jour, le jour :: #277 :: 2 commentaires
 

mardi 8 juin 2004

245. Mise en condition

Cela fait trois jours que maman et papa me mettent en condition. Je m'explique (parce qu'à la longue, j'ai pigé !) : demain, maman part pour quatre jours de formation pour son travail. Je vais donc rester seul avec papa et Eva.
C'est pas que j'les sens flippés à l'idée que je passe quatre jours sans maman, mais c'est tout comme. Non, j'exagère...
Ils ont l'air cool. C'est plutôt moi qui pourrait m'inquiéter, car la dernière fois, il y a deux ans déjà, cela m'avait tellement perturbé que j'en avais fait la grève de la faim (cfr. (post.68 à 72 –le roman de mes repas-)) et qu'après j'ai plus voulu manger avec quelqu'un d'autre que maman.
Ceci dit, je ne m'inquiète pas trop. Reste à voir en pratique.
J'vous raconterai.
Par Bèrlebus, à 16:18 :: Au jour, le jour :: #276 :: 2 commentaires
 

samedi 5 juin 2004

242. Ma petite voix (2)

kinésiologieY'a un truc étonnant dont je vous ai pas encore parlé : régulièrement, je fais des séances de kinésiologie.

Environ tous les quinze jours, "Zabeth" vient à la maison le soir. C'est une des soeurs de papa et elle est Kinésiologue.
C'est à chaque fois une fête pour moi, parce qu'il s'agit d'un drôle de cérémonial. Et puis, j'aime bien "Zabeth".

Ça se passe comme cela : tout d'abord, je me couche avec maman sur un matelas posé sur la table de la salle à manger. Déjà ça, ça me plaît (imaginez un peu!)
Ensuite, durant la séance, pendant que j'fais le sot avec "ma petite couette toute douce", maman fait office de "transfert" en me touchant.
Zabeth, elle touche maman (comme le jeu du "téléphone sans fil"), elle pose plein de questions à mon corps qui cause et qui dit ce qui va et ce qui va pas : du psychique au physique.
En fait, il paraît que le corps, il cause tout seul (et même donc par personne interposée). Une question posée ? Et hop, le tonus musculaire répond !
Le corps est comme un ordinateur

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Par Bèrlebus, à 16:14 :: Au jour, le jour :: #273 :: 3 commentaires
 

mardi 1 juin 2004

238. Dépasser mes peurs

Ça aussi c'est nouveau : l'aisance avec laquelle je dépasse des peurs qui étaient bien encrées dans ma caboche.
Coup sur coup, aujoud'hui, j'y ai été confronté.

Tout d'abord, après la sieste, je me suis retourné un ongle en faisant le sot dans mon lit avec Eva. J'vous dis pas comme ça a fait mal ! Par le passé, ce genre de truc aurait entraîné des représailles à la hauteur de ma douleur et de cette agression extérieure que je ne comprends pas : me venger sur la première personne que je trouve ou venant à mon secours.
Et bien cette fois, malgré la peur et la douleur, j'ai rien fait... J'demandais tout plein de câlins à maman qui me soignait. Pourtant, j'peux vous dire que ça m'a fait solidement mal et que j'en ai beaucoup pleuré.

A peine remis,

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Par Bèrlebus, à 16:02 :: Au jour, le jour :: #269 :: 4 commentaires
 

dimanche 25 avril 2004

218. A la mer, dis !!!!

cuistaxFigurez-vous que je pars aujourd'hui en classe de mer pour trois jours.
Trois jours sans papa et maman, sans Bon-Papy ou Bonne-Mamy ! …Mais avec ma maîtresse et toute une équipe d'encadrement pour des génies comme nous…

J'vais dormir dans un grand lit avec une adulte, j'vais manger sans mes parents… enfin, si c'est comme les deux fois précédentes, je n'vais qu'accepter de manger des tartines.
Et puis, il y aura la mer que j'adore… quoique, comme beaucoup d'aveugles, j'aime pas vraiment marcher dans le sable : trop bizarre et instable comme matière. Non, ce que j'aime c'est tout simplement le bruit de la mer et le vent pour peu que le sable ne vole pas dans ma figure.
Et puis, y'aura toutes les activités : balade, vélo, "cuistax" (cfr photo pour nos amis étrangers qui ne connaissent pas la côté belge et ses célèbres engins).

Quelle expérience en perspective! J'espère que papa et maman ne vont pas trop me manquer. Autant j'étais enthousiaste depuis une semaine en vue de ce séjour, autant hier soir, j'avais moins envie.
Mais ce matin, au moment de quitter papa et maman, j'étais cool… Faut dire qu'il y avait plein de tondeuses à gazon dans le parc de l'école, alors…(voir post 215 ci-dessous)

J'vous raconterai.

Photo :
coucher de soleil sur la mer
Par Bèrlebus, à 12:28 :: Au jour, le jour :: #249 :: aucun commentaire
 

dimanche 28 mars 2004

205. Un dimanche sans maman.

Eva et Lou à la plaine de jeux.Pour les lecteurs habitués, vous savez que le samedi est le jour de repos pour papa (c’est maman qui se lève pour moi), et le dimanche, c’est l’inverse.

Bref, samedi, pendant que papa travaillait dans son bureau, maman et Eva m’ont emmené à la piscine (kesk’j’étais impatient (cfr. l’article précédent), puis à la plaine de jeu. Ça faisait longtemps qu’j’avais plus fait du toboggan et de la balançoire ! Vive le printemps.

Dimanche donc, non seulement papa s’est levé pour moi, mais en plus, on a passé toute la journée à trois : lui, Eva et moi, paske maman était « en formation pour son travail». Chai pas s’que ça veut dire, mais j’sais très bien le dire !

Un dimanche presque comme d’hab. donc : petit dej., jouer à la guitare, puis le marché avec papa. Le problème, je l’savais dans ma p’tite tête, ça allait être le repas avec papa…

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Par Bèrlebus, à 18:03 :: Au jour, le jour :: #233 :: aucun commentaire
 

lundi 5 janvier 2004

145. Chronique du temps qui passe (9): Trois pas en avant...

Pile ou face...Trois pas en arrière.

Vous connaissez cette chanson. Sauf qu'avec moi, ce serait plutôt : "Deux pas en avant, un pas en arrière"..
Ben oui, chui comme cela : j'avance à petits pas, les uns après les autres, puis brusquement, machine arrière toute !

Est-ce la conséquence de la grippe qui m'a bien dérangée ? J'dirais même inquiétée ? (Ils en ont entendu des "j'ai peur", papa et maman, dans mes périodes de fortes fièvres). On le serait à moins !
Est-ce aussi, à cause de la maladie, parce que maman et papa ont fait de nombreuses exceptions aux efforts habituelles qu'ils me demandent ? C'était pas pour me déplaire, mais maintenant que chui guéri, c'est l'retour des exigences. Re-fini de monter les escalier dans les bras de maman, "nada" les repas au gré de mon appétit d'oiseau du moment (...).
Est-ce enfin mes antennes qui vibrent à la moindre tension ou nervosité ambiante ?

Parce que, pour vous dire toute la vérité,

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Par Bèrlebus, à 09:28 :: Un monde à moi :: #170 :: 5 commentaires
 

vendredi 17 octobre 2003

72. Le "roman" de mes repas (5)

repas de Lou 5(suite)
Pour conclure ce long chapitre, faut que j'vous dise aussi ce que - et -comment je mange. Car pour un aveugle, c'est un long et difficile apprentissage.
Tout d'abord, concernant les tartines, on me les livre prédécoupées en petits morceaux et sans croûte. J'aime pas les croûtes, c'est dur!
De même, pour les repas chauds, faut que tout soit mélangé et sans de trop gros morceaux. C'est flippant dans la bouche. Et puis, bien sûr, il faut, pour le moment, me donner la becquée avec une cuillère. Petit à petit, maman ou papa m'apprend à plonger moi-même la cuillère dans l'assiette creuse, histoire de commencer à manger comme un grand. "Youp!" en est le mot code.
Un jour, peut-être, j'arriverai à manger tout seul, à découper la viande. Papa et maman ont appris comment faire, comment me guider. Mais c'est encore un petit peu trop compliqué pour moi.
Enfin, faudra surtout que j'accepte de manger avec d'autres personnes que mes parents ou grands-parents !
Par Bèrlebus, à 15:44 :: Un monde à moi :: #95 :: un commentaire
 

70. Le "roman" de mes repas (3).

repas de Lou 3(suite)
Il y a sept mois, papa a tenté une énième approche pour qu'enfin j'accepte de manger avec lui. C'était un jour de crise. Il m'entendait hurler sur maman. Il est descendu et a réussi à me détendre. Il est resté ensuite à côté de maman pendant tout le repas.
Le jour suivant, il a récidivé et, le tricheur, il a profité de ma cécité pour me donner la cuillère à la place de maman. Dès que j'ai repéré le manège, j'y ai mis un holà instantané. Mais le "mal" était fait, d'autant qu'il en a profité pour me faire rire avec ses bêtises.
C'est ainsi que, jour après jour, j'ai fini par accepter de manger avec papa... au point, parfois, d'inverser le blocage : j'veux papa pour manger !
(à suivre)
Par Bèrlebus, à 15:43 :: Un monde à moi :: #93 :: aucun commentaire
 


mardi 14 octobre 2003

60. Chronique du temps qui passe (2)

Lou crevé(parce que la vie au quotidien avec Lou, c'est cela aussi)

Lundi. 18h30. Papa travaille dans son bureau. Ça va, Ils ont réussi à me faire avaler la pilule, les finauds. Parce que ça a été dur dur.
Remontons le temps, si vous le voulez bien.
Super journée à l'école, par conséquent, comme souvent, je suis très "contraire" une fois de retour à la maison (la fatigue, le stress de l'apprentissage -si, si!-).
Je mange mon repas avec maman, pendant que Papa promène le chien en forêt. A son retour,

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Par Bèrlebus, à 15:23 :: Au jour, le jour :: #84 :: aucun commentaire
 
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