Journal de Lou
un petit prince pas comme les autres
  Bonjour, je m'appelle Lou.
Je suis un petit garçon qui ne voit bien qu'avec le coeur, ce qui rend la vie de mes parents et mon éducation épiques !
Je suis donc aveugle et différent dans ma petite tête blonde.
 

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...avec toutes mes excuses pour les personnes qui ne l'auraient pas compris, tous les textes de ce site sont pensés et écrits par moi-même (son papa).

Lou n'en est actuellement pas capable, tout comme il n'est pas capable à ce jour de comprendre "un ordinateur", "internet", ou se concentrer longtemps sur une conversation. Seul l'avenir nous dira si nous parviendrons à l’intégrer totalement le monde dans lequel il vit.

Il est donc clair que ces récits, bien que tous les faits rapportés soient bien réels, comportent une interprétation que je fais en fonction de son comportement. Mais pour bien le connaître depuis plus de cinq ans, je pense ne pas me tromper.

En savoir plus ? Rendez-vous sur la page lisez-moi.
 

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vendredi 12 septembre 2008

637. Fragile

En ce moment, je suis fragile.
Mes émotions me brisent soudain comme un verre en cristal qu’il faut ensuite reconstruire patiemment, morceau par morceau.

En cause ? L’alarme du groupe à l’école.
Déjà qu’à l’approche de la rentrée, je n’avais pas trop envie d’y retourner à cause d’elle, voilà que dès le deuxième jour, elle se déclenche. Cent dix décibels stridents dans mes oreilles hypersensibles.
La chaleur d’un bête grille-pain.

En cause aussi, le fait que je me « saisis » régulièrement ces derniers temps.
Des moments d’absence ou de retour trop brutal à la réalité… Je ne parviens pas à expliquer ce que je vis à ce moment précis. Ça me fait paniquer. Puis l’angoisse que cela recommence m’obnubile. Comme dans le film que papa a fait sur moi. Il me faut impérativement me blottir dans les bras de maman ou papa qui me rassurent. Une demie heure. Une heure et plus parfois, à sécher mes larmes.
Et papa, maman et Eva de tout mettre en œuvre pour me rassurer, me câliner, me faire revenir dans l’optimisme, dans le « positif » comme ils disent. Ce qui est passé est passé. Ce n’est pas pour cela que ça va recommencer.
J’aimerais le croire...

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Par Bèrlebus, à 11:39 :: Au jour, le jour :: #728 :: 8 commentaires
 

lundi 12 novembre 2007

603. L’histoire de « l’eau du bus » (Vidéos)

le petit prince fous rires (NDLA : j’avais évoqué dans un article précédent une étrange histoire de « L’eau du bus ». Levons donc le voile sur ce mystère.)

On ne modifie pas ainsi mes us et coutumes. Disons simplement qu’avec le temps, se produisent de petites évolutions voire des substitutions.
Ainsi, depuis mon acceptation, il y a cinq ans, de manger avec papa, suite à ma peur liée à une absence prolongée de maman, la tradition veut que lors de ces repas, le paternel se fende d’une histoire pour occuper le temps*.
Tous les dimanches matins – là aussi, il s’agit d’une tradition qu’il n’est pas question de changer sans motif valable-, je prends donc un petit déjeuner avec lui, rythmée par un récit qui se doit d’être drôle.
Si, par le passé, Monsieur René et le Petit Chien Courage en étaient les héros, cela fait des mois qu’ils ont été remplacés par Jordi et tutti quanti. Quant à l’histoire elle-même, j’ai jeté mon dévolu sur le récit le plus abracadabrantesque** que l’on puisse imaginer.
C’est moi qui ait eu l’idée d’inscrire le bus qui me ramène quotidiennement de l’école comme décor. C’était à l’époque où je connus quelques déboires lors des retours à la maison. Une catharsis en somme.

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Par Bèrlebus, à 12:22 :: Un monde à moi :: #689 :: 14 commentaires
 

lundi 19 septembre 2005

440. Ça y est, je suis grand !

Le jour de mes 7 ans, nous étions en vacances.
Sans doute avais-je pris froid la veille, car le jour "J", quelle ne fut pas ma surprise de me réveiller avec une voix toute grave.
- Ecoute, maman, j'ai 7 ans et je suis un grand garçon : j'ai une voix d'adolescent !
Ainsi, à sept ans, on change de voix ! Waouw ! Le pied !

Bon, mes parents m'ont bien expliqué les vraies raisons de ma voix grave, mais je trouvais ça trop comique.
Du coup, j'arrêtais pas de causer pour écouter mon beau timbre ténébreux.
De leur côté, mes vieux essayaient de me faire taire :
- Loulou, arrête de tout le temps parler, sinon tu vas encore plus fatiguer ta gorge et tu vas finir par avoir mal.
Qu'est-ce qu'il peuvent être rabat-joie, parfois.
Enfin bon. De plus, ils ont eu raison, les bougres !
Du coup, avec les médicaments ma voix grave est repartie au bout de deux jours.

Durant les vacances, elle est réapparue, de temps à autres, à cause des nombreux "Youuuu" intempestifs où je pousse mes cordes vocales à fond, mais depuis lors, j'ai retrouvé mon timbre habituel.

Il n'empêche, qu'au moment de la rentrée des classes, cet événement fut la première chose que j'ai dite à Monsieur Guy, mon professeur.

Côté "retour à l'école", rien à signaler, c'est la routine : même instit., même potes, mais changement de classe qui nous obligent tous à réapprivoiser notre espace de vie. Pas évident...

Côté "grand garçon", j'ai spontanément proposé de manger le repas de midi à l'école.
Si l'année dernière, cette même résolution
n'avait tenu que le temps de trois repas, cette année, j'y vais petit à petit et mes vieux se gardent bien de tout commentaires, hormis les chaleureuses félicitations.
Ainsi donc, le roman de mes repas
trouverait-il enfin son épilogue ?
A suivre...

Quand j'vous disais que j'était un grand garçon !

photo :
Lou et la balançoire
Par Bèrlebus, à 16:16 :: Au jour, le jour :: #500 :: 3 commentaires
 

samedi 19 mars 2005

387. Y'a pas de mots...

Y'a pas de mots pour vous raconter les retrouvailles, enfin si mais...
Des bribes :

- Mon papa que j'aime !!!
- Je suis content de te retrouver...
- Moi aussi.
Tout de suite :
- J'ai pas eu peur du papa mouton.
- C'est super génial, Lou. Tu as dépassé ta peur du mouton... C'est gai, hein ?
- A papa, de faire le papa mouton.
- Bêêêêêê (assez réaliste)
- Non, papa, c'est bêêêêêê (imitation parfaite sur un ton grâve)
- A papa, de faire le papa mouton.
- Bêêêêêê (me recopiant bien cette fois)
- Et la maman mouton. A papa !
...
- Maman, je t'aime si fort que je t'adore.
- Moi aussi, mon Loulou.
(Grosse séance de câlins)

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Par Bèrlebus, à 19:17 :: Au jour, le jour :: #438 :: 4 commentaires
 

lundi 14 mars 2005

382. Loin de tout (short news).

A peine arrivé à la ferme, j'fais moins le fier.
Au programme de la journée : les animaux de la ferme et le cheval.
Côté repas, rien ne change : pas question de manger un repas chaud sans mes parents ou Bonne-Mamy. Je me contente obstinément de tartines.
J'réclame papa et maman.
Chui naze. Trop d'émotions.
Fin de journée, je réclame mon lit.
A dix-neuf heures, à peine couché, je m'effondre, mes potes de chambrée aussi.
Monsieur Guy veille sur nous.

pour lirela suite (si elle n'apparaît pas au dessus de cet article)
Par Bèrlebus, à 22:27 :: Au jour, le jour :: #432 :: 27 commentaires
 

lundi 21 février 2005

373. Chronique du temps qui passe (25)

le petit prince ritPapa, le retour.

L'accompagnateur du bus de l'école me conduit à la porte de la maison et sonne. La porte s'ouvre.
- Coucou, mon Loulou.
- Mon papaaaa ! Je suis content que tu es là.
J'me précipite dans ses bras. On se fait de gros bisous et de gros câlins.
- Tu vois, j'ai fini le tournage du film, maintenant je serai plus souvent là, même si j'ai encore beaucoup de travail, parce que le film, il n'est pas encore fini.
Ça m'a l'air bien compliqué son travail. Mais comme il n'insiste pas, j'fais celui qui a compris.
- Et toi, Lou, comment ça va ?
- Bien !
- Tu t'es bien amusé à l'école ?
- Oui.
Il ôte alors mon bonnet et mon écharpe, et défait les boutons de mon manteau.
- Vas-y, enlève-le.
Ce que je.
- Tiens, prends la lichette et accroche-le au porte manteau.
J'cherche un peu, trouve la maudite lichette, y passe mes deux pouces comme il me l'a appris , et tends le manteau vers le mur.
- De l'autre côté, enclume ! Tu sais bien que c'est sur l'autre mur.
Je me retourne, cherche un peu, trouve le montant de bois, tâtonne encore un peu puis glisse la lichette autour du plot de bois.
- Super, mon garçon.

Direction le living où j'croise maman ("ma maman que j'aime !", câlins et tutti quanti), puis me dirige vers le salon où j'me vautre comme d'hab. dans un des deux canapés.
J'entends papa bosser dans la cuisine avec de la vaisselle puis revenir.
- Tu viens près de moi, mon papa ?
- Oui, mon Chouchounet que j'aime.

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Par Bèrlebus, à 13:53 :: Au jour, le jour :: #422 :: 4 commentaires
 

lundi 13 septembre 2004

299. I did it !!!

Je l'ai fait, j'vous jure !
J'ai osé manger mon repas chaud à l'école !
J'ai vaincu une de mes plus grandes peurs.
(cfr. post.68 à 72 –le roman de mes repas-) mais aussi 205-211-238-291 ndl : hé, oui, ça devient un vrai roman -).

Rewind :
Vendredi matin, lendemain de ma journée positive à l'école (post 297), je m'suis levé du bon pied.
Pendant le petit déjeuner, j'ai déclaré, tout de go et sans qu'on ne m'ait rien demandé :
- Aujourd'hui, je vais manger le repas chaud avec Elisabeth (ma gardienne de l'école) !
J'ai senti maman surprise. Comme si elle avait mal entendu, elle m'a tout répété comme un âne :
- Tu as envie de manger ton repas chaud avec Elisabeth, ce midi ?
J'ai fait le fier :
- Oui ! Et je vais faire le grand garçon !
Sic !
Maman puis papa se sont mis à me féliciter comme si j'l'avais déjà fait.

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Par Bèrlebus, à 15:09 :: Au jour, le jour :: #333 :: 2 commentaires
 

mardi 8 juin 2004

245. Mise en condition

Cela fait trois jours que maman et papa me mettent en condition. Je m'explique (parce qu'à la longue, j'ai pigé !) : demain, maman part pour quatre jours de formation pour son travail. Je vais donc rester seul avec papa et Eva.
C'est pas que j'les sens flippés à l'idée que je passe quatre jours sans maman, mais c'est tout comme. Non, j'exagère...
Ils ont l'air cool. C'est plutôt moi qui pourrait m'inquiéter, car la dernière fois, il y a deux ans déjà, cela m'avait tellement perturbé que j'en avais fait la grève de la faim (cfr. (post.68 à 72 –le roman de mes repas-)) et qu'après j'ai plus voulu manger avec quelqu'un d'autre que maman.
Ceci dit, je ne m'inquiète pas trop. Reste à voir en pratique.
J'vous raconterai.
Par Bèrlebus, à 16:18 :: Au jour, le jour :: #276 :: 2 commentaires
 

dimanche 25 avril 2004

218. A la mer, dis !!!!

cuistaxFigurez-vous que je pars aujourd'hui en classe de mer pour trois jours.
Trois jours sans papa et maman, sans Bon-Papy ou Bonne-Mamy ! …Mais avec ma maîtresse et toute une équipe d'encadrement pour des génies comme nous…

J'vais dormir dans un grand lit avec une adulte, j'vais manger sans mes parents… enfin, si c'est comme les deux fois précédentes, je n'vais qu'accepter de manger des tartines.
Et puis, il y aura la mer que j'adore… quoique, comme beaucoup d'aveugles, j'aime pas vraiment marcher dans le sable : trop bizarre et instable comme matière. Non, ce que j'aime c'est tout simplement le bruit de la mer et le vent pour peu que le sable ne vole pas dans ma figure.
Et puis, y'aura toutes les activités : balade, vélo, "cuistax" (cfr photo pour nos amis étrangers qui ne connaissent pas la côté belge et ses célèbres engins).

Quelle expérience en perspective! J'espère que papa et maman ne vont pas trop me manquer. Autant j'étais enthousiaste depuis une semaine en vue de ce séjour, autant hier soir, j'avais moins envie.
Mais ce matin, au moment de quitter papa et maman, j'étais cool… Faut dire qu'il y avait plein de tondeuses à gazon dans le parc de l'école, alors…(voir post 215 ci-dessous)

J'vous raconterai.

Photo :
coucher de soleil sur la mer
Par Bèrlebus, à 12:28 :: Au jour, le jour :: #249 :: aucun commentaire
 

dimanche 28 mars 2004

205. Un dimanche sans maman.

Eva et Lou à la plaine de jeux.Pour les lecteurs habitués, vous savez que le samedi est le jour de repos pour papa (c’est maman qui se lève pour moi), et le dimanche, c’est l’inverse.

Bref, samedi, pendant que papa travaillait dans son bureau, maman et Eva m’ont emmené à la piscine (kesk’j’étais impatient (cfr. l’article précédent), puis à la plaine de jeu. Ça faisait longtemps qu’j’avais plus fait du toboggan et de la balançoire ! Vive le printemps.

Dimanche donc, non seulement papa s’est levé pour moi, mais en plus, on a passé toute la journée à trois : lui, Eva et moi, paske maman était « en formation pour son travail». Chai pas s’que ça veut dire, mais j’sais très bien le dire !

Un dimanche presque comme d’hab. donc : petit dej., jouer à la guitare, puis le marché avec papa. Le problème, je l’savais dans ma p’tite tête, ça allait être le repas avec papa…

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Par Bèrlebus, à 18:03 :: Au jour, le jour :: #233 :: aucun commentaire
 

mardi 27 janvier 2004

159. "LE" roman du mois (La jacinthe 3) 27/1

La jacinthe 3C't'un gag ou quoi... V'la que dame nature se met de la partie ! V'la qu'cette foutue jacinthe a décidé, en trois jours, de montrer son bout de fleur et le porter haut.
J'y réchappe plus cette fois. C'est une conspiration ! (voir articles
150 et 156)

Ceci dit, l'autre jour, j'ai pris conscience que je grandissais paske maintenant j'atteins le robinet de l'évier à la salle de bain. Ah qu'j'étais fier, puis que c'est gai de jouer avec l'eau.

Mais c'est pas tout... J'ai aussi compris que je grandissais grâce aux cassettes audios que maman et papa ont enregistrés depuis ma naissance. Ben oui, comme j'vois pas, y se sont dits que ce serait une autre trace du temps qui passe.
Et comme j'accompagne mes repas en écoutant tour à tour toutes cassettes (les histoires de Marlène Jobert ou les enregistrements du passé), maman m'a fait remarquer que ma voix avait changé.
Ça m'fait tout drôle : j'entends "loulou" bébé, mes premiers mots, mes premiers fous rires etc... Bref, j'le dis moi-même : "Ça c'est loulou quand il était petit".

...Alors, qu'ils me lâchent avec leur jacinthe !
Par Bèrlebus, à 10:46 :: Au jour, le jour :: #185 :: aucun commentaire
 

lundi 17 novembre 2003

119.Chronique du temps qui passe... (6 -suite) J'écoute tout !

(...suite)

En ce dimanche pluvieux, je n'ai même pas pu aller en forêt promener le chien. Papa, il s'est fait doucher tout seul. C'est bien fait pour lui, na !

Quand il est rentré, il m'a fait un bisou dans le cou (j'étais occupé à mon repas gargantuesque de fin d'après-midi), puis j'l'ai entendu faire un long bisou-câlin à maman.
Eva qui passait par là avec sa trottinette (dans la maison !), a lâché, tout en continuant son tour du rez-de-chaussée : "Oh, je viens de croiser le romantisme !". Papa et maman sont partis dans un fou rire...
Moi, j'ai pas réagi, mais j'ai bien entendu car, l'air de rien, j'écoute tout !
La preuve ?

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Par Bèrlebus, à 14:25 :: Au jour, le jour :: #144 :: aucun commentaire
 

vendredi 17 octobre 2003

72. Le "roman" de mes repas (5)

repas de Lou 5(suite)
Pour conclure ce long chapitre, faut que j'vous dise aussi ce que - et -comment je mange. Car pour un aveugle, c'est un long et difficile apprentissage.
Tout d'abord, concernant les tartines, on me les livre prédécoupées en petits morceaux et sans croûte. J'aime pas les croûtes, c'est dur!
De même, pour les repas chauds, faut que tout soit mélangé et sans de trop gros morceaux. C'est flippant dans la bouche. Et puis, bien sûr, il faut, pour le moment, me donner la becquée avec une cuillère. Petit à petit, maman ou papa m'apprend à plonger moi-même la cuillère dans l'assiette creuse, histoire de commencer à manger comme un grand. "Youp!" en est le mot code.
Un jour, peut-être, j'arriverai à manger tout seul, à découper la viande. Papa et maman ont appris comment faire, comment me guider. Mais c'est encore un petit peu trop compliqué pour moi.
Enfin, faudra surtout que j'accepte de manger avec d'autres personnes que mes parents ou grands-parents !
Par Bèrlebus, à 15:44 :: Un monde à moi :: #95 :: un commentaire
 

71. Le "roman" de mes repas (4)

repas de Lou 3(suite - Car ce n'est pas tout !)
Le temps du repas est le moment que j'aime pour jouer avec les mots et avec ma mémoire : j'invite mon nourricier ou ma nourricière à faire "les pays" (voir archive 09/2003), "les papous" (idem), "les jours de la semaine" (à venir!), bref, à causer avec moi.
Et puis, pour être complet, il y a l'éléphant que Maman et Papa m'ont offert à mes quatre ans : une peluche qui répète tout ce qu'elle entend. Le grand jeu étant de se fâcher sur l'éléphant quand il répète tout ce que je dis. Rires assurés !
De même, j'adore quand papa fait le sot à table et qu'il commence à me répondre n'importe quoi quand je lui demande le nom des habitants de la Papouasie. Il me dit : "les Pomponwinsiens !" J'éclate de rire. "Mais nooonn!" Papa: "Les Pipiwisis?" Moi: "Les Pèpèwèsès" - rires- (toutes les photos de mon repas sont extraites d'un de ces petits-déjeuners homériques)
(à suivre)
Par Bèrlebus, à 15:43 :: Un monde à moi :: #94 :: aucun commentaire
 

70. Le "roman" de mes repas (3).

repas de Lou 3(suite)
Il y a sept mois, papa a tenté une énième approche pour qu'enfin j'accepte de manger avec lui. C'était un jour de crise. Il m'entendait hurler sur maman. Il est descendu et a réussi à me détendre. Il est resté ensuite à côté de maman pendant tout le repas.
Le jour suivant, il a récidivé et, le tricheur, il a profité de ma cécité pour me donner la cuillère à la place de maman. Dès que j'ai repéré le manège, j'y ai mis un holà instantané. Mais le "mal" était fait, d'autant qu'il en a profité pour me faire rire avec ses bêtises.
C'est ainsi que, jour après jour, j'ai fini par accepter de manger avec papa... au point, parfois, d'inverser le blocage : j'veux papa pour manger !
(à suivre)
Par Bèrlebus, à 15:43 :: Un monde à moi :: #93 :: aucun commentaire
 

69. Le "roman" de mes repas (2).

repas de Lou 2(suite)
Aujourd'hui, je prends donc deux repas par jour (sauf le week-end où papa et maman sont là à midi. Indeed!). Le matin, je prends donc un méga petit-déjeuner (entre six et dix tranches de pain) - ben oui, faut que j'fasse mes réserves -, et, après l'école, j'attaque l'enchaînement gargantuesque : le repas chaud - le goûter (des fruits) et enfin les tartines (entre quatre et huit tranches). Durée du banquet : une heure.
Faut savoir aussi que j'ai conditionné mes repas à l'écoute de musiques et autres histoires sur mon petit enregistreur. Pas question de manger sans soit "Garacroc" , soit "la cassette de papa" (où il me raconte des histoires), ou encore "Boucle d'or" (etc.). A cela, il convient de rajouter en arrière-fond sur la chaîne hi-fi et selon mon choix : "Colargol", "les Aristochats", Vincent Delerme, Tom Novembre, Henry Dès (etc... -voir article sur ma discographie - archives 09/2003).
Ceci dit, j'l'ai bien remarqué, mes parents sont en train de mettre un frein à cette pléthore de sons ambiants (parce qu'en plus, certains soirs ou les matins des week-ends, il faut y rajouter Eva qui tente de regarder ses dessins animés à la télé. Papa, lui, il a tout simplement renoncé à écouter ses infos à la radio à ces moments-là).
Bref, aujourd'hui, ils m'obligent à choisir soit un C.D., soit une cassette. Et la "pilule" commence à passer.
(à suivre)
Par Bèrlebus, à 15:42 :: Un monde à moi :: #92 :: aucun commentaire
 


68. Le "roman" de mes repas (1).

Repas de Lou 1Mes repas, c'est toute une histoire.
Cela remonte, à l'origine, vers mes deux ans et demi : trois jours sans maman. Elle était partie suivre une formation pour son métier. Je me suis donc retrouvé seul avec papa. Ce n'était pourtant pas la première fois, mais cette fois-là, j'l'ai pas avalé.
Conclusion : trois jours de grève de la faim, intégrale. Juste de quoi renvoyer mon angoisse à papa. Bonjour le stress avec effet boomerang.
En représailles, par la suite, il fut hors de question que quiconque d'autre que maman ne soit ma nourricière, à l'exception du petit-déjeuner et de Bonne-Mamy (allez comprendre...).
Etant scolarisé, j'ai donc opté pour sauter le repas de midi
(...à suivre)
Par Bèrlebus, à 15:41 :: Un monde à moi :: #91 :: un commentaire
 
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