Journal de Lou
un petit prince pas comme les autres
  Bonjour, je m'appelle Lou.
Je suis un petit garçon qui ne voit bien qu'avec le coeur, ce qui rend la vie de mes parents et mon éducation épiques !
Je suis donc aveugle et différent dans ma petite tête blonde.
 

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Lou et l’eau

 
 
 
 
 
 

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...avec toutes mes excuses pour les personnes qui ne l'auraient pas compris, tous les textes de ce site sont pensés et écrits par moi-même (son papa).

Lou n'en est actuellement pas capable, tout comme il n'est pas capable à ce jour de comprendre "un ordinateur", "internet", ou se concentrer longtemps sur une conversation. Seul l'avenir nous dira si nous parviendrons à l’intégrer totalement le monde dans lequel il vit.

Il est donc clair que ces récits, bien que tous les faits rapportés soient bien réels, comportent une interprétation que je fais en fonction de son comportement. Mais pour bien le connaître depuis plus de cinq ans, je pense ne pas me tromper.

En savoir plus ? Rendez-vous sur la page lisez-moi.
 

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jeudi 17 septembre 2009

Bienvenue

le petit princeLectrice ou lecteur qui arrivez ici, par hasard ou non,

Bienvenue en ces pages où vous découvrirez l’incroyable histoire de Lou, le petit prince de la musique, un petit bonhomme singulier.
Parmi bien d’autres choses, vous découvrirez comment en trois ans seulement, il a appris à jouer de ses dix doigts au piano. Vous irez à la rencontre du mouton, maudit puis amis, de Monsieur René, de Jordi et de tant d’autres personnages. A la rencontre de la réalité de notre famille aussi.

En ces lieux sont consignées six années de vie, avec ses rires et ses larmes.
La vie, tout simplement.

C’est « Le journal de Lou », rédigé par son papa, scénariste et réalisateur, qui un jour, a choisit de s’immerger par l’écriture dans la réalité de son fils, pour tenter de le comprendre et ainsi trouver des clés pour le sortir de son monde. C’est pourquoi « Le journal de Lou » est écrit à la première personne, avec une volonté de se mettre à sa place, même si le genre a ses limites.
Lou est aveugle de naissance et a un schéma mental singulier.
Ce sont aussi les « Lettres à Lou » - l’autre partie de ce site -, où son papa livre ses réflexions et questionnements face à l’aventure que représente « élever » un enfant sans mode d’emploi. Ces lettres sont adressées à Lou, pour un jour hypothétique où il serait capable de lire l’ensemble de ces pages. Elles sont aussi adressées à vous, lectrice ou lecteur, en guise de partage d’une expérience unique et cependant universelle.
Le récit commence en septembre 2003 quand Lou a cinq ans et se termine en septembre 2009, lorsque Lou a onze ans.
Il se poursuit ailleurs et autrement depuis.
En six années d’écriture, le style a évolué, au gré de l’évolution de Lou… et de son auteur.

Bonne promenade en ces lieux, qu’elle soit méthodique et chronologique (archives) ou aventureuses (de liens en liens dans le corps des textes).

Au fait, c’est quoi la mer ? Et le ciel ? Et les étoiles ? …sans la vue.
Et puis, qu’est ce que « voir » ?


Luc Boland alias Bèrlebus.

P.S. : « Lettre à Lou », c’est aussi un film documentaire vendu au bénéfice de la Fondation Lou, dont les objectifs ne se limitent pas à Lou.

RARE disease day 201 FONDATION LOU (Lou est l'emblème de la journée mondiale des maladies rares (2010).)
Par Bèrlebus, à 13:06 :: Infos :: #771 :: 4 commentaires
 

mardi 1 septembre 2009

674. Le papa mouton mis au pas et à la bergerie !

Lou et la plage Début août.
- Qu’est ce que je lis dans ton carnet, Lou ? Ca ne va pas du tout !
- T’es fâché ?

Après la Corse, mes vieux m’ont inscrit aux activités du « groupe de jour » de mon école. Juste une semaine, car ils devaient travailler.
Je n’ai pas apprécié. C’était pas des vacances ! Et puis, il y avait la présence de « Didier ». Nos mondes s’opposent et j’aime le provoquer, jusqu’à la dispute. Il y avait enfin mon irrépressible envie de rester dans mon imaginaire du « papa mouton au groupe » accompagné de toute sa clique, plutôt que de vivre avec… le groupe.

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Par Bèrlebus, à 22:23 :: Au jour, le jour :: #768 :: 6 commentaires
 

mercredi 5 août 2009

672. Les vacances du papa mouton au groupe

le petit prince dans son hamacLes vacances, un terrain d’expériences, de nouveautés, d’émotions fortes parfois****, mais surtout de grands moments de liberté durant lesquels mes vieux me permettent de voyager dans mon monde sans queue ni tête.

Ainsi, ai-je eu le plaisir de mettre à toutes les sauces “le papa mouton”, que j’ai décidé de baptiser “le papa mouton au groupe”, en référence au “groupe de jour” de l’école (encadrement parascolaire).
Je l’ai emmené dans mes bagages avec tous les personnages de mon école, pendant que mes vieux chargeaient dans la voiture les indispensables : hamac, synthétiseur, bâteau gonflable, la petite couette toute douce, le nounours musique, le frigobox contenant le pain-de-mie-des-vacances (je déteste la baguette française), le fromage de chèvre et mes médicaments indispensables : la thyroxine du matin, la mélatonine du soir, “le petit tuyau”* et “la petite piqûre”**.

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Par Bèrlebus, à 12:42 :: Au jour, le jour :: #766 :: 6 commentaires
 

jeudi 9 avril 2009

659. The Jetlag experiment 4 (J + 6)

(suite)
(récit d’une « Nuit » qui, en réalité, est pour nous le jour entre les jours 5 et 6 de mon traitement à la mélatonine)

Recette pour tenir éveillé un petit bonhomme aveugle comme moi qui ne s’intéresse à aucun jeu de société hormis les jeux de rôle (David et le poisson, Monsieur René qui est grossier, batailles dans le canapé et autres frissons) :
- Aller sur la balançoire au clair de lune à deux heures du mat. en mettant un plastic sur la planche mouillée.
- Se balader dans le noir jusqu’au village voisin en chantant, en dansant, en courant.
- Jouer à touche-touche.
- Aller à quatre heures écouter si le cochon dort bien (hélas, oui).
- Succéder les repas à des heures folles (repas à minuit, goûter à trois heures et souper à cinq heures).
- Jouer sur mon synthé, mais je décline à chaque fois la proposition... Faut être frais pour jouer, tous les artistes vous diront cela.
- Sortir les dernières bottes secrètes à savoir :
* jouer avec des talkie-walkies (le plus gai étant d’appuyer sans cesse sur le bouton émetteur pour hacher les propos de papa qui parle).
* enregistrer des histoires sans queue ni tête sur l’ordinateur de papa.
* Ecouter le cochon que papa a filmé avec sa caméra lors d’une visite précédente (c’est mieux que rien).

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Par Bèrlebus, à 00:16 :: Au jour, le jour :: #753 :: 6 commentaires
 

lundi 6 avril 2009

657. The Jetlag experiment 2 (J +3)

(suite)

Lundi, dix heures du matin. Ça y est, je dors.
Ce perpétuel changement de rythme de vie n’est pas évident. Non pas que je peine à m’endormir, mais moi, j’aime mes petites habitudes et pour le coup, je suis servi. Ceci dit, je reviens très vite « dans le positif » et me marre avec mes vieux à chaque fois que nous nous imaginons prendre, par exemple, le repas de midi à deux heures du matin, ou le repas du soir à l’heure du petit déjeuner.

Hier dimanche, papa et moi avons été promener Méga en forêt en forêt à six heures… du matin. Il faisait encore nuit. Papa m’a fait observer l’absence des bruits de la ville toute proche, puis les premiers chants des oiseaux et le hululement d’une chouette. Mais autant j’adore tous les sons de la vie, autant je ne m’intéresse manifestement peu ou pas aux chants des oiseaux.

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Par Bèrlebus, à 13:29 :: Au jour, le jour :: #751 :: 4 commentaires
 

dimanche 5 avril 2009

656. The Jetlag experiment

Lundi passé, nous nous sommes rendus à l’hôpital pour rencontrer un nouveau docteur qui a une voix de Bèrlebus légèrement éraillée (sic).
Il m’a expliqué que j’allais suivre un traitement pendant les vacances de Pâques, pour arriver à dormir aux mêmes heures que tout le monde.

Si cela se passe bien, ce sera fini d’être épuisé à partir de quatre heures de l’après-midi comme c’est généralement le cas… depuis toujours. De même, ce sera fini de faire la jam dans mon lit à partir de quatre, cinq heures du mat.. Mais pour ce faire, on va me donner un médicament pour m’aider à dormir aux bonnes heures. Cela s’appelle de la mélatonine, à ce qu’il paraît. Mais comme mon cerveau en produit déjà dans l’après-midi –raison de mon décalage et de mes épuisement réguliers -, c’est inutile de m’en donner plus tard. La seule solution est donc de m’en donner, jour après jour, de plus en plus tôt, jusqu’à faire un tour d’horloge à l’envers, ce qui m’amènera à être fatigué comme tout le monde vers vingt heures.
En route donc pour le « Jetlag experiment », car à force de donner envie à mon corps de dormir plus tôt, de deux heures en deux heures, nous allons vivre un moment donné la nuit, et dormir le jour. Pour tout dire, cette perspective m’a plutôt amusé.

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Par Bèrlebus, à 02:49 :: Au jour, le jour :: #750 :: 3 commentaires
 

mercredi 17 décembre 2008

646. Des contes bien à moi.

tom yorkeLorsque je vais passer une nuit et une journée chez ma tante Zabeth pour permettre à papa et maman de se reposer, mon grand plaisir est d’inventer des histoires sans queue ni tête (ma spécialité). Zabeth les retranscrit sur son ordinateur et à mon retour à la maison, je demande à mes parents de les lire, pour mon plus grand plaisir.
Les ingrédients sont toujours les mêmes : les choses que j’aime. Ainsi depuis quelque temps, le personnage principal est Tom Yorke, le chanteur de Radiohead dont j’adore jouer les titres au piano.

Voici donc la dernière histoire en date. C’est en quelque sorte, mon conte de Noël à moi :

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Par Bèrlebus, à 12:35 :: Au jour, le jour :: #740 :: 5 commentaires
 

lundi 12 novembre 2007

603. L’histoire de « l’eau du bus » (Vidéos)

le petit prince fous rires (NDLA : j’avais évoqué dans un article précédent une étrange histoire de « L’eau du bus ». Levons donc le voile sur ce mystère.)

On ne modifie pas ainsi mes us et coutumes. Disons simplement qu’avec le temps, se produisent de petites évolutions voire des substitutions.
Ainsi, depuis mon acceptation, il y a cinq ans, de manger avec papa, suite à ma peur liée à une absence prolongée de maman, la tradition veut que lors de ces repas, le paternel se fende d’une histoire pour occuper le temps*.
Tous les dimanches matins – là aussi, il s’agit d’une tradition qu’il n’est pas question de changer sans motif valable-, je prends donc un petit déjeuner avec lui, rythmée par un récit qui se doit d’être drôle.
Si, par le passé, Monsieur René et le Petit Chien Courage en étaient les héros, cela fait des mois qu’ils ont été remplacés par Jordi et tutti quanti. Quant à l’histoire elle-même, j’ai jeté mon dévolu sur le récit le plus abracadabrantesque** que l’on puisse imaginer.
C’est moi qui ait eu l’idée d’inscrire le bus qui me ramène quotidiennement de l’école comme décor. C’était à l’époque où je connus quelques déboires lors des retours à la maison. Une catharsis en somme.

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Par Bèrlebus, à 12:22 :: Un monde à moi :: #689 :: 14 commentaires
 

mardi 1 août 2006

515. Ma recette du bonheur

En vacances, mettez-moi, s'il vous plaît :
- un océan avec des grosses vagues et un papa qui fait « youh »,
- une grande piscine où j'ai pieds presque partout,
- un hamac pour me balancer,
- l'I-pod de papa avec toutes les musiques qu'on aime,
- mon piano-synthé. pour faire de grands concerts,
- mon "Furby" de quand j'ai bien lu,
- mon lecteur de cassette avec – s’il vous plaît – des piles usées,
- une petite piscine gonflable sur la terrasse pour quand il fait trop chaud,
- le vélo tandem avec papa comme moyen de locomotion,
- les parties de touche-touche avec tous les autres enfants,
- le pain de mie de France qu'on ne mange qu'en vacances,
- un rythme de vie complètement décalé où je me couche souvent beaucoup plus tard,
- le bruit des criquets le jour, des grillons la nuit,
- sans oublier le tic-tac de mon réveil, mon nounours musique et ma bonne-petite-couette-toute-douce qui accompagnent mes nuits de plombs.

A cela, vous rajouter –ô must du must- tous ces moments beaucoup plus fréquents qu'à l'accoutumé, où on me laisse en paix, ce qui me permet de me raconter des histoires.
Il y a celles avec tous mes condisciples du bus de l'école que j'imite à la perfection : Jordi, Madina, Saïd, Hercule, Taïssa, Rachid, Simon Thomas et consorts. C'est généralement très coloré et bruyant. Surtout que le plus gai, c'est de les faire se disputer, parce qu'il y en a toujours un qui pleure ou qui dit des gros mots, ce qui énerve les autres.
Et puis, il y a les celles avec Monsieur Heureux, Monsieur Grincheux, Monsieur Maladroit, Madame Prudente, Madame Catastrophe, auxquelles participe le Petit Chien Courage, parfois Saint Nicolas ou même ce bon vieux Monsieur René que je ressort du placard. C'est tout autant bruyant, mais surtout très drôle parce qu'en général, je demande à maman, papa, Eva et même Céline – une copine d’Eva -, de contribuer à la construction narrative de l'histoire. Et comme en général ils trouvent des trucs bien tordus qui me font éclater de rire...

Enfin, il y a tout le monde dans la maison : les amis de papa et maman, les enfants et ados, des amis de passages, bref, une sacrée ambiance qui s'éveille plus lentement que le soleil et se couche bien après, ce qui me permet de m'endormir aux sons de ces voix familières.

...Et vous aurez ainsi la recette d'un bonheur qui, ma foi, me sied à merveille.

Photo (Lou dans le hamac):
Le petit prince et le hamac
Par Bèrlebus, à 10:37 :: Au jour, le jour :: #595 :: 11 commentaires
 

vendredi 30 juin 2006

511. Avec mes mots

A l’arrivée du bus devant la maison, maman est là pour m’accueillir.
Elle est apostrophée par une fillette :
- Eh, madame, vous savez quoi ? Lou a dit qu’il était amoureux de Jordi !
Les autres enfants du bus se mettent à se marrer.
Maman lui répond :
- Tu sais, c’est parce que Lou ne sait pas très bien exprimer le fait qu’il aime beaucoup Jordi.

Une fois rentré, maman m’explique que je n’ai pas utilisé le bon mot.
Je ne suis pas vraiment amoureux.
Pour rester simple*, elle me dit que c’est un mot qu’on utiliser pour l’amour entre une fille et un garçon, et inversement.
…Comme entre papa et maman, la vie à deux, etc.
Je l’interrompts :
- Quand j’ai dit dans le bus que j’étais amoureux de Jordi, Jordi, lui, a répondu : « Ah non, moi j’suis un garçon, moi ! »
… Avec son éternelle voix de rappeur.

Et de conclure notre discussion :
- Maintenant**, je dirai que Jordi, c’est mon copain.

NDLA :
* Si la maman de Lou n’a évoqué que l’amour hétérosexuel, c’est nullement par rejet de l’homosexualité (objet évident des rires des autres enfants dans le bus), mais pour rester simple et compréhensible pour Lou. Chaque chose en son temps.

**Aujourd’hui est le dernier jour d’école… et la dernière fois que Lou verra Jordi puisque qu’il termine ses années primaires. Cela fera un grand vide pour Lou à la rentrée, tant celui-ci a supplanté Monsieur René dans le petit monde de notre Petit Prince.
Par Bèrlebus, à 09:28 :: Au jour, le jour :: #590 :: 9 commentaires
 

jeudi 27 avril 2006

497. Madina

A l’école, il y a un grand garçon qui s’appelle Madina et qui parle comme un rappeur.
Certains jours, il prend même le bus avec moi pour rentrer chez lui et je l’entend gouailler sur la banquette arrière.
J’adore sa voix et sa manière de parler, comme toutes les tessitures un peu particulières, les accents, ou même les défauts de prononciation que je peux glaner ça et là.
(à lire avec l’accent de Kool Shen, Sheitan et consorts)
- Hé, Lou, ton bus il est là ! Il est là ton bus !
- Hé, M’sieur, M’sieur, t’as des bonbons ?

Faut-il préciser que je l’imite à la perfection ?
Dès avant les vacances de Pâques, je l’ai donc « ramené » à la maison.
« Madina » est mis à toutes les sauces :
- Mais non, papa, fais les métiers en parlant comme Madina !
…mais aussi dans le bain, au piano (si, si !), dans ma cabane, durant les montagnes russes, et même au fond de mon lit avant de m’endormir.

Madina, c’est ma star du moment, et je me fous pas mal de ses origines ou de sa couleur de peau.
Moi, c’est la couleur des sons qui me plaît.
Au plus variés sont ils, au plus riche est ma vie.
Par Bèrlebus, à 15:25 :: Au jour, le jour :: #574 :: 8 commentaires
 

lundi 3 avril 2006

490. Nocturnes

20h30, au lit.

21h00 :
- Lou, il est temps de faire dodo.
- Oui, mais j’écoute le Monsieur de la voierie.
- C’est plus le moment de jouer avec tes personnages, Loulou.

22h00 :
- Mon garçon, je ne suis pas d’accord !
Avec mon air innoncent :
- Qu’est ce qu’y a ?
- Il faut dormir, Lou, sinon demain, tu vas être crevé et tu passeras une mauvaise journée.
- …
- Je ne veux plus entendre de bruit.
- Oui, mais le Monsieur de la voierie est là !
- Tu l’écouteras demain. Maintenant, dodo !

(…)

23h30 :
- Lou… Je ne dois quand même pas me fâcher ?

Minuit.
Je m’endors enfin.

03h00, le calme règne dans la maison. A nouveau réveillé, j’en profite ! Percussions sur les montants de mon lit, essais de timbre de voix.
Hélas, maman finit par débarquer.

Ainsi s’égrènent mes nuits depuis le retour des classes de mer.
L’effet posthume de l’iode ?
Le passage à l’heure d’été qui me conduit au lit une heure plus tôt, dans un état d’éveil qui m’invite à prolonger la fête dans mon coin ?
Toujours est-il qu’en ce moment, je pète la forme… sauf au moment du réveil.
Par Bèrlebus, à 12:11 :: Au jour, le jour :: #567 :: 5 commentaires
 

mercredi 22 mars 2006

487. L’étrange phénomène.

(Lou étant en classe de mer toute la semaine, j’en profite pour enfin pour aborder un sujet étonnant dont je n’avais pas encore parlé ! Luc)

Un jour, écoutant « M » (Mathieu Chédid), j’balance, tout excité :
- C’est comique, j’ai des lignes dans les yeux !
- Pardon, Lou ? Qu’est-ce que tu dis ?
- J’ai des lignes dans les yeux quand j’entends la pédale « wawa ».
- Et c’est comment ?
Je montre la limite supérieur de ma paupière droite.
- C’est là !

C’était il y a un an environ.
Depuis ce jour, régulièrement, lorsque j’entends une guitare électrique dont le son est déformé par l’effet de la pédale « wawa », je fais observer à mes vieux l’étrange phénomène qui m’excite au plus haut point.
Depuis ce jour aussi, je sens mes vieux qui rament pour tenter de comprendre. A priori, je ne suis pas sensé être capable de conceptualiser ce qu’est « une ligne », étant encore bien loin de l’apprentissage de ce genre de notions à l’école.
- Lou, peux-tu me décrire ce qu’est cette ligne dans les yeux ?
- C’est là !
- Dans tes yeux ?
Selon les jours, je leurs montre un vague zone située tantôt près de la paupière supérieure, tantôt près de l’arcade sourcilière :
- Oui, là !
- Et c’est une lumière ?
- C’est une ligne dans les yeux.
Ben oui, « la lumière » , c’est aussi un concept abstrait pour moi.
- As-tu l’impression de « voir » quelque chose avec tes yeux ?
- Oui, une ligne dans les yeux.
Ils m’ont bien expliqué tant et plus comment marchent leurs yeux, ce que sont les images et tout ça, mais une fois encore, cela reste du « petit chinois » pour moi.
- Et est-ce agréable ?
- Oui !
Ainsi, le mystère reste entier.

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Par Bèrlebus, à 17:04 :: Au jour, le jour :: #563 :: 22 commentaires
 

lundi 13 mars 2006

484. Lou la malice (27)

Durant le repas, je balance :
- Bon, Monsieur René va téléphoner à papa.
Je prends le zozotement de rigueur :
- véro deux, fix fent foifante, quarante fept (…)
Ben oui, je connais par cœur le numéro de téléphone de la maison, c’est comme les pays : ça s’inscrit dans mon disque dur, quand bien même les chiffres restent pour moi quelque chose de bien mystérieux et abstrait !
- Bonvour, papa !
- Loulou, si c’est Monsieur René qui me téléphone, tu ne dois pas dire papa. Je suis pas le papa de Monsieur René.
Ah oui, c’est vrai. Mon erreur me sourire. Je reprends :
- Bonvour Mefieur Boland, papa que v’aime !
Eclat de rire autour de moi. Je sais pas pourquoi, mais c’est communicatif : mon sourire banane inonde mon visage.
Par Bèrlebus, à 18:56 :: Au jour, le jour :: #560 :: 9 commentaires
 

vendredi 24 février 2006

480. Bad Days

Y’a des jours comme cela.

De dimanche à mardi, trois jours de fièvre avec 39°. Mais paradoxalement, je suis en pleine forme et en profite pour aller chez Bon-Papy et Bonne-Mamy en lieu et place de l’école.

Mercredi, plus de fièvre.
Au retour de chez mes grands-parents, je me paye le trip de la porte de la toilette*.

Jeudi, lorsque je retourne à l’école, surprise : j’apprends à mon arrivée qu’il y a visite médicale. Panique à bord. Pas prévu, pas préparé. Et Monsieur Guy qui n’est toujours pas revenu.
Madame Bulle, chez qui je vais en attendant son retour, me rassure.
Finalement, la visite se passe bien avec le docteur. Pas question néanmoins de tensiomètre**, ni de test d’acuité auditive. Déjà que je flippe lorsque mes oreilles sifflent. Ils n’insistent pas.
Hélas, à la sortie de la visite médicale, le bus qui doit venir nous reprendre n’arrive pas. Encore un truc que j’aime pas. Deuxième mauvais trip.

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Par Bèrlebus, à 19:16 :: Au jour, le jour :: #554 :: 26 commentaires
 

jeudi 9 février 2006

475. Les sons de la vie que j’aime

Régulièrement, il passe dans le quartier.
Je l’adore.
Je veux parler du ferrailleur, celui qui parle avec son micro dans son camion, avec toujours la même rengaine et un drôle d’accent :
- Vieuuux Pouaaaal, vieilles machines à lavééééé, Métaaal,…
Occasionnellement, il m’arrive de l’imiter par pur plaisir et à la perfection, comme il se doit avec mon talent.
Pour moi, la vie, c’est ça : des milliers de sons colorés. Et parmi tout ceux-là, les accents vocaux font partie de mes préférés (cfr. Monsieur René, ou Geert et tous les autres…).

Dès mon retour de l’école, papa m’a invité à le rejoindre en haut, dans son bureau, alors que l’usage veut qu’il me rejoigne en bas.
- Viens, vite !
Une surprise, me dit-il.
Ce mot-là a le don de souvent m’exciter et est capable de me faire oublier des rituels immuables. Pour preuve : je monte le rejoindre.

Je m’assieds à califourchon sur ses genoux.
- Tu vas me faire écouter des voix comme l’ordinateur de Raphaël ?
- Non, écoute ce que j’ai enregistré avec ma caméra. Ce matin, pendant que tu étais à l’école, le ferrailleur est passé dans la rue…
Et voilà que sa voix sort de l’ ordinateur !

En un mot : le Pied !
Et quelques écoutes en boucle, S.V.P. !

En photo : une nouvelle galerie pour suivre les réactions de Lou image après image : Lou et le Ferrailleur
En audio : Entendre le ferrailleur.

Photo :
Lou écoute le ferrailleur
Par Bèrlebus, à 18:24 :: Au jour, le jour :: #547 :: 18 commentaires
 

vendredi 20 janvier 2006

469. Monsieur l'âne

Exit le "Petit Chien Courage", je vous présente "Monsieur l'âne" !

Même s’il m'arrive encore de temps à autre de ressortir le Petit Chien Courage d'un tiroir de ma mémoire pour jouer avec lui, Monsieur l'âne, c'est mon nouveau pote, mon exutoire, ma récréation, bref, Mon Jeu du moment.
Bon, O.K., c'est pas nouveau, mais comme à chaque fois, j'ai tant de choses à raconter que j'en oublie un certain nombre. C'est mon côté tête en l'air, voyez-vous ?

"Monsieur l'âne" est né il y a six mois environ, lorsqu’à l’école, Monsieur Guy nous a lu à plusieurs reprise son histoire …dont je ne me souviens plus du récit.
A ce personnage, je lui ai adjoint « Cédric », un garçon de l’école qui a une voix particulière, grave et éraillée, et que j’imite parfaitement comme à mon habitude (cfr. Mr René ).
Ça donne un truc dans ce genre (avec la voix de Cédric qui se fâche) :
- Monsieur l’âne ! Tu dois aller dans le bus !
Monsieur l’âne geint.
- Qu’est ce que j’ai dit ! Et Cédric, tu vas aussi dans le bus !
- Et tu ne dois pas avoir peur du bus, Monsieur l’âne !
Je peux ainsi m’amuser pendant de longues, très longues minutes, me fâchant à tour de rôle sur l’un ou l’autre.

Le problème, c’est que tout le monde n’apprécie pas cette composition à sa juste valeur.
Ainsi, quand à cinq heures du mat., je fais mon petit scénario à grands renforts de coups de pieds sur l’armature de mon lit, je vois débarquer un de mes vieux qui me prie de me taire et de dormir.
Idem à l’école, où, ces derniers jours, je me fais remonter les bretelles au groupe de jour ou en classe.
- Loulou, qu’est ce que je lis dans ton journal de classe ?
- Que j’ai fait Monsieur l’âne…
- Et qu’est ce qu’on t’a dit, p’tit chou…
- Que je peux faire Monsieur l’âne à la récréation, mais pas en classe.
- Et pas au groupe de jour non plus…

Pas comique les adultes, moi je vous le dis.
Par Bèrlebus, à 16:04 :: Au jour, le jour :: #541 :: 28 commentaires
 

vendredi 18 novembre 2005

454. Lou-dwig von Boland

loudwig von bethovenCommuniquer ou jouer avec d'autres enfants ne m'intéresse guère. La raison en est très simple : je me sens pas pris en charge et en sécurité avec ceux de mon âge.
Mais qu'est ce que je fais alors de mes journées en dehors de l'école, me direz vous ?
J'écoute !
Tout et surtout de la musique.
Ainsi, mon répertoire musical est vaste et varié, même si je dois bien le reconnaître, j'ai un faible pour le blues et le rock.

Et quand je n'écoute pas de la musique, j'en fais. Je veux dire : je compose !
Je passe en moyenne une demi heure par jour (et le triple le week-end) à jouer sur mon synthétiseur que j'avais reçu pour mes six ans.
De mes deux mains et mes dix doigts, je crée des accords :
- Ecoute, maman ! C'est joli, hein ?
Régulièrement j'invente des mélodies et des rythmes en enchaînant trois ou quatre accords (bémol et dies compris – j' adore ces notes et puis elles sont des repères tactiles pour moi).
- Ecoute, on dirait Muse !
Ou :
- C'est comme Limp Bizkit, dis !
Je peux ainsi composer une petite mélodie en cinq minutes qui aussitôt s'inscrit dans mon disque dur et que donc je peux reproduire à la demande.
Et jours après jours, mon répertoire s'agrandit.

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Par Bèrlebus, à 13:08 :: Un monde à moi :: #518 :: 38 commentaires
 

lundi 14 novembre 2005

453. Mon grand lit

(Vendredi 5 novembre)

Sourire banane :
- J'ai une nouvelle chambre !
- Mais non, Lou, c'est un nouveau lit et on l'a juste changé de place avec garde-robe, regarde !
Maman me guide dans la pièce.
Tiens, oui, à la place de mon petit lit, il y a mon armoire et en face, mon nouveau grand lit.
Par ici l'entrée et hop !
Maman m'embrasse et quitte la pièce.
En cinq minutes, j'apprivoise mon nouvel environnement.
- Bonsoir Papa !
- T'es pressé de dormir ?
- Non, mais je veux pas que maman vienne me dire bonsoir.
- Pourquoi donc ?
- Pour pouvoir faire de renvois.

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Par Bèrlebus, à 18:55 :: Au jour, le jour :: #517 :: 12 commentaires
 

mercredi 19 octobre 2005

447. Les grandes oreilles

Un sâle "ket"*, moi ?
J'y peux rien si je remarque le moindre petit défaut de voix, le plus infime accent, la tessiture précise ou tout tic verbal de mes interlocuteurs.
En fait, c'est simple : j'aime ça, moi.
Et pour cause.
Ça élargit le spectre des couleurs du son.
Ça rend la musique de la vie chatoyante, riche de millions de teintes nuancées.
Pourquoi croyez-vous que Monsieur René occupe une place de choix dans mes personnages ?
Et le Petit Chien Courage ?
Et mon voisin Geert ? Et Olivier ? Et..., et...
C'est pas compliqué, je peux mettre un nom à une voix et ainsi reconnaître certainement une centaine de personnes que je croise dans ma vie.
Enfin, bref.

Peu après la rentrée des classes et bien que ce soit ma seconde année avec lui, j'ai enfin identifié la particularité qui caractérise la voix de mon prof. de l'école : il ne prononce pas les "ê" comme nous (enfin ,je veux dire dans ma famille).
Ainsi, il y a quinze jours, en rentrant de l'école, j'en ai fait part à mes parents :
- Tu sais quoi ? Et bien, Monsieur Guy, hein, il dit pas : "Chouchounet que j'aime", mais : Chouchounet que j'Eme".
(NDL : prononcez le "AI" en un "E" qui tend vers le "UN" (comme : être à jeun)
- C'est comique, hein ? Et il dit aussi : "brin", au lieu de "brun".

J'ai ensuite fait une brillante démonstration de diverses phrases qu'il prononce en classe.
J'étais fier de ma trouvaille.
Sans doute que cela faisait un certain temps que je cherchais dans ma tête à identifier ce petit rien qui caractérisait la voix de mon professeur.

Ben oui, pour moi, les sons c'est ma vie, mes repères.

* "Ket" : gamin des Marolles (vieux quartier populaire de Bruxelles), gosse, gavroche...

(Article rédigé avec l'accord bienveillant de Monsieur Guy !)
Par Bèrlebus, à 09:49 :: Au jour, le jour :: #510 :: 9 commentaires
 

mardi 12 juillet 2005

428. Chronique du temps qui passe (31)

Au petit déjeuner.
Avec maman.
J'entame une chansonnette sur l'air de :
"Jamais on n'a vu, jamais on n'verra,
La queue d'une souris, sans l'oreille d'un chat."
Etc.

Comme d'hab., quand je chante une mélodie connue, j'en change les paroles :
"Maman je t'adore, je t'aime très très fort.
Maman je t'adore, je t'aime très très fort."

Maman prend le relais et improvise :
"Et, et moi aussi, mon petit chéri"(...)

A la fin de son couplet, j'lui dis :
- Maman, il ne faut pas faire de bruit dans les escaliers pour pas réveiller papa. J'rajoute :
- Alors il t'aimera.
J'entends maman rire.
Ça déclenche mon sourire timide.
Ben oui, j'aime bien quand on rit après un de mes propos mûrement réfléchi.
Elle me câline et m'explique alors que de toute façon papa m'aime tout le temps
Même quand il se fâche. Et elle aussi.

A ce propos, n'allez pas croire, cher lecteur ou lectrice, qu'un quelconque matin, papa soit sorti de son lit pour se fâcher suite à un de mes chahuts intempestifs dans les escaliers.
Que nenni.
Ça lui arrive bien, de temps à autre, de me gronder
, mais jamais encore dans de telles circonstances.

Pourtant, je dois bien le reconnaître : j'apprécie particulièrement l'acoustique de la cage d'escalier. J'aime y écouter ma voix.
Le son de la tondeuse y est remarquable. Ceux de mes imitations (du "Chien Courage"
, de "Monsieur", de "Monsieur René qui imite le monstre des marais", ou encore de "Merlu"
), y sont pas mal non plus (mais plus communs, voyez-vous).

En fait, c'est très simple : toutes les cages d'escalier sont des lieux de prédilection pour mes vocalises.
Sauf, sauf, sauf, ...à la maison quand dorment soit papa, soit maman.
- Loulou, chut, maman dort encore.
Ils doivent me le rappeler à chaque fois, régulièrement, parce que j'oublie vite le message. Aussitôt, je diminue le volume, le temps d'oublier la consigne.
- Elle est où, maman ?
- Dans notre lit.
- Je veux aller dans le lit de papa et maman.
- On ira la réveiller plus tard.
- Mais on est plus tard.
- Monte espèce de sot.
- Fait "Monsieur René qui fait le monstre des marais".
D'une voix caverneuse et zozotante :
- Ve fui le moôôôônftre des marais.
- Qu'est qu'il y a, Monsieur René
? Tu fais le monstre des marais ?
-Oui.
- Non ! A papa de dire (en prenant le ton adhoc) : "Ve fui le môôôôôônstre des marais", avec une voix plus grave.
- J'ai pas envie, mon fils, j'ai un petit peu mal à la gorge.
- T'es malade alors ?
- Non, j'ai déjà assez fait "Monsieur René, le monstre des marais".
Il est pas comique parfois, mon père.

Ces rappels au calme s'accompagnent en général de :
- Bon, allez : grimpe, mon fiston !
Mes vieux, ils sont toujours pressés dans l'escalier !
Ils ne savent pas ce qu'ils ratent. C'est si gai de flâner à droite, à gauche.
Quand je vais seul à la toilette
et que j'traîne en chemin
, j'les entends me rappeler l'objectif de mon déplacement.
- Loulou, va à la toilette !
ou
- Lou, tu montes, dis ?
Comme si je ne savais pas où j'allais !
Ils sont gonflés, quand même !

Et comme si toutes ces instructions maintes fois répétées ne suffisaient pas, ils y rajoutent encore les consignes de prudence.
J'crois qu'mes vieux, ils aiment bien parler.
J'ai donc de qui tenir, pardi !
Par Bèrlebus, à 12:04 :: Au jour, le jour :: #485 :: 10 commentaires
 

jeudi 2 juin 2005

416. Jamais, plus jamais

Depuis plusieurs jours, papa est devenu un fantôme que je croise au saut du lit, ou au moment d'y retourner.
Travail, travail, travail...
Mais en plus, pour le peu que j'le vois, il me tient tête.
Exemple :

Après le dîner, j'veux écouter encore une fois "Le Petit Chien Courage et le monstre des marais".
Il refuse sous prétexte que j'l'ai déjà écouté avant le repas et qu'il est tard.
Je râle.
- Et bien je veux pas aller au lit, et je veux plus jamais, jamais écouter "Le Petit Chien Courage".
Ben oui, chui comme ça : quand on me refuse kek'chose, j'embraye dans le "plus jamais, jamais", comme si c'était les autres qui allaient en être puni.
Il n'y a alors plus moyen de me raisonner.
- Et je n'irai plus jamais au lit...
C'est alors que Papa embraye en m'imitant :
- Et tu n'iras plus jamais te brosser les dents, ni faire pipi. Et tu ne monteras plus jamais les escaliers. Et je te dirai plus jamais bonsoir. Plus jamais de câlins, plus de bisous (etc.)
Au fur et à mesure qu'il énumère toutes les actions d'une fin de journée à la sauce "jamais-plus", j'me mets à trouver ça comique.
Je l'interromps :
- C'est pour rire, hein, papa ?
- Mais bien sûr, mon Loulou.
- Je t'aime, mon papa.
- Mais moi aussi, mon Loulou.
J'abdique sans broncher, et monte me coucher.

Comme quoi, il suffit de trouver la technique.
N'empêche, il me manque, ...et sa grosse voix qui fait "Monsieur-René-le-monstre-des-marais" aussi.
Par Bèrlebus, à 18:49 :: Au jour, le jour :: #469 :: 9 commentaires
 

dimanche 8 mai 2005

407. Compte à rebours

Ça y est, papa repart ce soir pendant cinq jours pour son travail.
Cela fait une semaine qu'il m'y prépare, mais j'fais mine de celui qui n'en a rien à battre.
Ceci dit, j'commence à avoir l'habitude.

Cet après-midi, on s'est donc saoulé de "Monsieur René, le monstre des marais" versus papa avec sa voix grave et zozotante, ou version "piles usées" (ça m'fait toujours trop marrer).
J'ai fait aussi le plein de cabrioles, de guilis, de jeux de garçons (j'adore me débattre avec lui).

Reste qu'il s'en va de nouveau je ne sais où. C'est un drôle de truc l'ailleurs.
Difficile pour moi d'imaginer qu'il est quelque part quand l'espace n'existe que dans mon proche immédiat.
Par Bèrlebus, à 16:41 :: Au jour, le jour :: #460 :: 8 commentaires
 

mercredi 4 mai 2005

405. Chronique du temps qui passe (29)

Courage le petit chien froussard- Dis maman, est-ce que je pourrai écouter dans la télévision "Le Petit Chien Courage et le monstre du marais" après le repas ?
- Si tu ne traînes pas trop pour manger, Lou. Allez hop, en bouche !
...
- Maman ? Encore une deeeernière fois "Le monstre des marais" !
- Non, Loulou, maintenant il est temps d'aller au lit.
...
- A papa de faire Monsieur René qui imite le monstre des marais.
Ce qu'il fait, mixant le zozotement de Monsieur René et une voix caverneuse pour me souffler à l'oreille :
- Ve fuis le Monftre des marais...
- Non, lentement, Monsieur René !
- Veeee Fuiiiiis leee Moooonftre deeees maraiiiiiiis...

S'il y a deux ans, Courage "le petit Chien froussard" était un des dessins animés préférés d'Eva pour lequel je m'étais contenté de kiffer sur les cris de panique du clébard et m'en approprier l'existence, aujourd'hui, depuis que maman m'a enregistré quelques épisodes sur une cassette, je suis devenu un officionados.
D'autant que maintenant, j'fais autrement attention aux récits que j'écoute. Ce n'est donc plus uniquement pour le plaisir des timbres de voix. Je commence à piger la narration grâce aux explications de mes vieux. Ben oui, parfois, y'a juste une musique-pour-faire-peur suivie du cri de Courage...

Du coup je demande à réécouter toutes les anciennes cassettes et autres C.D. : Garacroc, les Aristochats, les contes de Marlène Jobert etc.
C'est qu'ça commence à carburer à plein régime dans ma caboche !
Par Bèrlebus, à 15:20 :: Au jour, le jour :: #458 :: 5 commentaires
 

samedi 19 mars 2005

387. Y'a pas de mots...

Y'a pas de mots pour vous raconter les retrouvailles, enfin si mais...
Des bribes :

- Mon papa que j'aime !!!
- Je suis content de te retrouver...
- Moi aussi.
Tout de suite :
- J'ai pas eu peur du papa mouton.
- C'est super génial, Lou. Tu as dépassé ta peur du mouton... C'est gai, hein ?
- A papa, de faire le papa mouton.
- Bêêêêêê (assez réaliste)
- Non, papa, c'est bêêêêêê (imitation parfaite sur un ton grâve)
- A papa, de faire le papa mouton.
- Bêêêêêê (me recopiant bien cette fois)
- Et la maman mouton. A papa !
...
- Maman, je t'aime si fort que je t'adore.
- Moi aussi, mon Loulou.
(Grosse séance de câlins)

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Par Bèrlebus, à 19:17 :: Au jour, le jour :: #438 :: 4 commentaires
 

dimanche 13 mars 2005

380. Comme un parfum de printemps

Lou, le petit prince à chevalAu programme du week-end :
Samedi matin, première séance d'hypothérapie officielle. Cabrioles et promenade à cheval, enfin, sur un poney.
A midi, ma soeur Mathilde qu'on ne voit plus très souvent vient manger à la maison avec son amoureux que j'aime bien aussi.
Après-midi, seconde invitation perso chez Zabeth, la soeur de papa, pour une tranche de rigolade avec la balançoire-âne, le piano et tout le reste.
Le soir, tête-à-tête avec Zoé, ma baby-sitter préférée (car elle au moins, accepte de répéter tout ce que je lui demande – c'est pas comme ce foutu papa qui refuse parfois de faire Monsieur René ).

Le lendemain, petit déj. intime comme tout les dimanches avec papa.
Vient ensuite le marché, avec le groupe électrogène du marchand de poulet et mes potes Michael et Vincent de l'échoppe de fromage.
L'après-midi, ballade de Méga en forêt : jeux de mots et bêtises en tous genre, ainsi que du vélo, sur le porte bagage d'Eva.

Yes, le printemps revient !

Photo :
Lou à cheval
Par Bèrlebus, à 15:31 :: Au jour, le jour :: #430 :: 2 commentaires
 

mercredi 16 février 2005

369. En route vers mon passé !

le petit princeMardi, en l'absence de papa, maman me concocte tout un programme : le matin, plaine de jeux, et l'après-midi, visite à Viviane-de-la-crèche-de-quand-j'étais-petit.

A peine monté en voiture, elle se met à faire de drôles de bruits : bip, bip, bip... (Ça me stresse un petit peu. C'est comme les sirènes.)
Du coup, direction le garage où le monsieur dit à maman qu'il y a plus d'huile et qu'elle ne peut plus rouler pask'y a un problème.
Moralité, nous v'là parti à pieds à la plaine de jeux (1 kilomètre).
Le retour est long (deux kilomètres), mais j'fais pas du tout le bébé Cadum.

L'après-midi, à nouveau un bon kilomètre pour se rendre à la crèche.
J'y retrouve Aurore et Viviane qui s'occupait de moi quand j'étais bébé, dis !
Ça fait un bail, faut dire que mes parents me l'avaient bien déjà proposé, mais ça me flippait de retourner là, comme si j'allais y rester ! Mais cette fois, bien préparé à l'événement, chui tout cool et curieux.
- Je suis content de te revoir Viviane. Je t'aime très fort !
Autant dire que le message passe bien.
C'est drôle, il y a là tout plein de bébés qui ne savent pas encore parler.
Je retrouve aussi le petit toboggan où j'allais quand j'étais petit. J'm'amuse à y descendre, et puis à y remonter par le bas, debout, assis à l'envers, sur le ventre, et même remonter couché sur le dos la tête en bas ! Bref, j'fais une démonstration à l'attention des bébés pour qu'y voient de quoi chui capable, quoi !
Après, on chante, Viviane et moi, j'lui raconte ce que j'fais à l'école, ce que j'aime (le dessin animé de "Barbapapa" qui est le trip du moment) ...et ma dernière crainte : la panne de la voiture de maman.
J'ai même droit aux chouettes doudouces de Viviane comme quand j'étais petit. Ça me kiffe à mort !
J'rencontre aussi Fanny, la directrice.
On cause encore, mais avec la fatigue liée à tous ces kilomètres parcourus, la panne de la voiture de maman commence à me faire vraiment peur rétroactivement. J'veux qu'on téléphone au monsieur-du-garage. J'veux plus rien faire et ai envie de pleurer.
Heureusement, Fanny nous propose gentiment de nous reconduire à la maison avec sa voiture. Ouf !

Chui content de retrouver le fauteuil de la maison et la cassette de "Barbapapa" pour me remettre de mes émotions.

PS: La photo, c'est une photo de l'époque prise par Viviane.
Par Bèrlebus, à 14:39 :: Au jour, le jour :: #417 :: 4 commentaires
 

dimanche 13 février 2005

368. Une semaine sans papa

Ça y est, cette fois papa est parti pour son travail-du-film pour toute la semaine.
Il est dans une ville trop loin que pour rentrer tous les soirs. C'est bête paske pendant ce temps là, moi, chui en vacances.

Mais qu'importe, je m'accommode de tout, et puis maman m'a préparé un chouette programme (à suivre).

Tous les soirs, il nous téléphone pour prendre de nos nouvelles :
- Coucou, mon Loulou.
- Petit Chien Courage et Elisabeth jouent avec Monsieur René dans le bain, papa !
- Dis, mon fils, si tu me disais d'abord bonjour.
- Bonjour, papa. Fais Monsieur René qui écrase "Muse" dans le fauteuil.
- Au téléphone, ça va être difficile. Et comment vas-tu ?
- Bien, mais "Archive" a téléphoné à Bon-Papy pour dire des gros mots de Geert qui a ses piles usées .

Bref, au téléphone, rien de neuf... C'est un jouet comme le "répéteur" ou l'éléphant. Papa, il a qu'à jouer, pardi !

- Bon, mon Loulou, tu me dis ce que tu as fait aujourd'hui ?
- On a été à la plaine de jeu et voir Viviane. Mais, papa, est-ce qu'on peut dire des gros mots pour rire, putain de bordel de merde de nondidjiou ? (sic !)
- Pour rire, mon Bonhomme.
- Je t'aime, mon papa que j'aime.
- Moi aussi mon Loulou.
- ... Non, mon Chouchounet que j'aime !
- Moi aussi, mon Chouchounet que j'aime.

photo :
petit prince et son papa
Par Bèrlebus, à 12:18 :: Au jour, le jour :: #416 :: 2 commentaires
 

dimanche 16 janvier 2005

358. Chronique du temps qui passe (24)

19h15.
J'veux pas passer à table tant que papa n'est pas rentré de son boulot.
Heureuse coïncidence, il téléphone à ce moment là.
Chouette, j'vais pouvoir causer avec lui :
- Papa ? T'es encore à ton travail ?
- Oui Chounet... je suis en réunion et j'en ai encore pour une heure.
- C'est quand que tu rentres ?
- Dans une heure, je t'ai dit. Tu seras au lit et je viendrai te faire un gros câlin.
- Pourquoi ?
- Ben parce qu'il y a des périodes comme cela où je dois beaucoup travailler.
- Et tu feras "Geert et ses piles usées" ?
- Pas ce soir... Mais j'aimerais bien que tu manges comme un grand avec Maman et Eva.
(Un comble, paske c'est maman qui me donne à chaque fois la becquée, même en présence de papa).
- Oui papa !
... Et j'obéis.

Après le repas, maman me met au lit, puis je l'entends, comme chaque soir, coucher Eva dans la chambre voisine, et causer un peu avec elle.
Divine surprise, papa entre alors dans ma chambre.

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Par Bèrlebus, à 17:53 :: Au jour, le jour :: #404 :: 2 commentaires
 

vendredi 14 janvier 2005

356. Lou la malice (13)

Chui dans mon bain, et, ô bonheur, papa travaille pour une fois à la maison (juste à côté de la salle de bain).
- Papa ? J'peux avoir de l'eau ?
- Un instant, Chounet...

Peu après :
- Papaaa ?
- Oui, Lou ?
- Tu veux bien faire "Monsieur René" ?
- Je trabaille, mon petit Chou.

Plus tard :
- Papaaaa ?
- Oui, Lou...
- Dis, on est voisin ?
- Euh... je suis ton papa. Geert, par exemple, est ton voisin.
Il a rien pigé.
- Non, pas Geert, toi ! Tu es mon voisin là.
- Ha, euh... ben oui, moi je suis dans la pièce voisine, et je suis donc ton voisin.

Gna, gna, gna, j'ai réussi à causer avec lui !

photo:
Par Bèrlebus, à 13:12 :: Au jour, le jour :: #402 :: 2 commentaires
 

mardi 4 janvier 2005

353. Geert et les piles usées

(...ou du plaisir des mots interdits)

Chai plus quand ça a commencé. Y'a un mois environ, lors d'un petit déjeuner du dimanche matin en tête à tête avec papa.
Comme j'aime bien manger pendant qu'on m'invente une histoire avec les ingrédients de ma planète (ou des références que je connais), le sujet tourne toujours autour de Monsieur René, du Petit Chien Courage , des Papous, de mon voisin Geert, Patrick etc.

Ainsi donc, dans le cas présent, papa imagina l'histoire suivante :
Monsieur René, Geert et le Petit Chien Courage sont en balade en forêt (pour du semblant, hein !). Mais voilà, il sont perdus.
Monsieur René : "Alors, f'est par où qu'il faut aller ? Au fecours, on a perdu notre femin." Le problème, voyez-vous, c'est que Geert a trop marché et ses piles sont usées comme parfois mon éléphant-qui-répète-tout-ce-que-je-dis .
A ma grande surprise, papa se met donc à imiter le dit éléphant (NDL : sa voix ressemble alors assez fort à celle de E.T., l'extraterrestre quand il dit : "E.T. phone home") :
- gnnn... gnnnn... gnnn... Geert, piles usées, piles usées, pi... pi... pi...
L'idée me fait tellement rire que le morceau de tartine que j'ai en bouche ressort illico.

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Par Bèrlebus, à 14:01 :: Au jour, le jour :: #397 :: 5 commentaires
 

lundi 3 janvier 2005

352. Au "Septième jour", Resto familial

- Tu sais, Lou, c'est beaucoup plus gai de manger ensemble. On cause, on discute... Ça m'a permis par exemple de t'expliquer mon métier. C'est gai, non ?

Aaaah, ils me prennent par les sentiments ? Et bien maintenant, ils en ont pour leur argent : c'est moi qui tient le crachoir et dirige la conversation des repas.
- C'est quoi ton métier ?
- Fais Monsieur René...
- Fais Geert qui a les piles usées*
- Tu veux bien faire les pays, papa, s'il te plaît ?
- Et c'est quoi ton métier ?
- Et Marie-Anne en "piapaille" mince
(...)

Ainsi donc, comme de toute façon, j'ai compris que je n'aurais pas le dernier mot, je ne discute plus, je viens et mange à table en même temps qu'eux.
J'dois bien reconnaître qu'ils m'ont à l'usure. Sans doute, le temps qui passe et efface les vieilles habitudes n'y est pas pour rien non plus. A cela, vous rajoutez quelques expériences agréables de ces repas en communauté, et le tour est joué.
Paske quand papa joue à Geert qui a ses piles usées* et qui fait comme mon éléphant, je me paye de ces fous rires...

(* à vous raconter incessamment sous peu.)
Par Bèrlebus, à 18:38 :: Au jour, le jour :: #396 :: 2 commentaires
 

mercredi 15 décembre 2004

346. Motivation suprême

Eva est partie en classe verte pour une semaine.
Et ô surprise, elle a fait la même chose que papa en pareille circonstance : elle m'a enregistré une histoire sur une cassette à défaut d'être à mes côtés.
Et quelle histoire ! Elle a repris un récit qu'elle a inventé et qui me botte par dessus tout. Y'a tous les ingrédients que j'aime : Monsieur René, le Petit Chien Courage, Madame Martine (un personnage qu'elle a imaginé rien que pour moi) etc.

Bref, depuis lundi, j'l'écoute en boucle.
Du coup, ce matin, au petit déjeuner, j'ai demandé à maman de rebobiner la cassettes... le temps que j'aille à la toilette ! Ben oui, j'savais qu'on devrait bientôt partir à l'école, or si maman m'accompagnait...
Ainsi donc, déterminé, je suis parti pour la première fois tout seul à la toilette.
Contournement de l'escalier qui monte, virage au poteau, descente de l'escalier, re 180°, tirer la porte, descendre le pantalon et le caleçon, m'asseoir, m'exécuter, tirer la chasse, et le trajet retour. Le tout en un temps record, moi qui aime tant traîner et faire mes vocalises dans les escaliers !

Hé oui... Y'a des moments où j'm'épate.
Enfin, j'veux dire que quand j'entends mes vieux me féliciter, ça m'chatouille les zygomatiques, et j'aime ça !
Par Bèrlebus, à 12:30 :: Au jour, le jour :: #387 :: 4 commentaires
 

vendredi 3 décembre 2004

338. Etat des lieux (2)

(suite du post 337)
A peine sommes-nous à la maison, que papa repart aussitôt promener le chien en forêt pendant que je mange mon repas-goûter-souper avec maman.
Le train-train habituel, quoi !

Lorsque papa revient, il me retrouve dans le salon.
Pause dans mon gavage du soir.
- Mon papaaa !
- Mon Loulouuuuu !
Il me rejoint.
- Alors tu veux bien jouer à m'écraser en faisant Monsieur René ?
- Oui, je veux bien, mais attenfion, Petit Fien Courave, ve vais t'écraser fort, très foooort !
J'm'allonge de tout mon long dans le divan.
D'une voix fluette :
- Allez, viens Monsieur René. Boulep boulep, boulep... (à la façon du personnage).
Papa se couche de tous son poids sur moi.
- Tu es mon privonnier, petit Fien Courave !
Je joue tour à tour : l'étranglé, le plaintif, l'étouffé, le résistant, le râle, etc.
Quand j'en peux plus, je donne le signal convenu :
- aïe, Ayayayayaï !
...Et il se redresse.
Aussitôt, j'le relance :
- Encore Monsieur René.
- Encore une fois et puis c'est tout.vCe qu'il.
Et il y met la forme, le tout se terminant par un balancement d'enfer dans le fauteuil.
J'adore quand il pose sa main sur mon ventre et l'agite pour rythmer mon balancement de gauche à droite. J'y vais alors à fond, allant jusqu'à buter ma tête sur le dossier d'un côté, et taquiner le vide de l'autre.
In fine, il me chatouille un coup.
- Non, non, plus ! Plus !
Maman annonce alors que mon goûter est prêt.
(à suivre)
Par Bèrlebus, à 11:50 :: Au jour, le jour :: #378 :: un commentaire
 

mercredi 1 décembre 2004

ÇA Y EST ! (entête provisoire)

...Le blog est à jour !!!

Un à un les post ont été déplacés.
...Reste à déplacer les commentaires (c'est fait jusqu'en juin...).
En espérant que la migration de nos chers lecteurs se fera... C'est grand ici et on s'y sent un peu plus seul, mais hélas, il n'était plus possible de rester sur le serveur de skynet pour beaucoup de raisons techniques.

Sinon, plein de nouveaux outils pour vous faciliter la navigation :
- des thèmes à chaque post qui permettent une autre ballade sur le site,
- Un outil de recherche qui vous permet, p. ex. de rassembler tous les post qui parlent du célèbre Monsieur René, (ou des vacances, ou que sais-je...)
- Bientôt aussi la galerie de photos avec des séries inédites. (celle de droite apparaît en alternance et de manière aléatoire
...à vous de visiter notre nouvelle demeure !

P.S. : si vous avez des amis néérlandophones ou anglophones et que vous souhaitez leur faire découvrir le site de Lou, c'est possible puisque les versions NL et ANG. sont en ligne (et évolueront... avec un différé d'un an). - même adresse : www.a-lou.com
Par Bèrlebus, à 20:07 :: Infos :: #56 :: 7 commentaires
 

mercredi 10 novembre 2004

325. Ecrase !

Mais non, c'est pour du semblant, pour rire.
C'est décidément mon dernier trip du moment : me faire écraser dans le fauteuil ou écraser l'autre de la même manière.

Le principe est simple : je me couche et l'autre se rajoute sur moi en appuyant de plus en plus fort. Je le serre de toutes mes forces, et fais semblant de vouloir me dégager pour mieux le retirer sur moi.

Ça donne un truc, genre :

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Par Bèrlebus, à 14:49 :: Au jour, le jour :: #363 :: 3 commentaires
 

mercredi 27 octobre 2004

321. En forêt (4)

en forêtLe week-end passé, on a été promener deux fois en forêt.
Cela faisait longtemps que je n'avais plus accompagné papa et Méga, le chien.

Et j'le fais sans poussette, chui plus un gamin maintenant !
Faut dire que mes parents l'ont remisée depuis la montagne.
Et comme je peux plus faire "poussette reste là" pour jouer à marcher tout seul vers papa ou maman, je fais la même chose en poussant dans le dos l'un ou l'autre, à leur charge de partir loin, très loin – Encore plus loin, papa ! - , et moi de les rejoindre au son de leur voix.
Parfois, j'le fais même en courant, à ma mesure bien sûr, c'est à dire en alignant des petits pas rapides.
Il m'arrive même de prendre des gamelles malgré toutes les indications de mon guide, mais j'me rattrape bien en mettant mes petites mains devant moi comme ils me l'ont répété à satiété.
- Attention Loulou, une flaque...
- A gauche...
- Tu sens, tu es au bord du chemin, reviens sur la droite...

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Par Bèrlebus, à 20:33 :: Au jour, le jour :: #357 :: un commentaire
 

mardi 19 octobre 2004

318. Cérémonial

Je dois aller à la toilette. Je choisis d'y aller avec papa.

In situ.
Comme d'habitude.
Papa est assis, à genoux juste devant moi, les mains posées sur mes cuisses.
De mon côté, je me love sur son épaule et me pose contre son visage de sorte qu'on se parle tout doucement.
- Pas partir, papa !
- Tu sais bien que je ne vais pas partir !
- Pas partir !
- T'es un sot, Loulou.
- J'ai peur.
- Tu ne dois pas avoir peur...
- Oui, tout va bien... je ne dois pas avoir peur.
- Tu peux faire caca.
- Je veux maman !
- Maman est occupé en haut, tu l'entends ? Elle range la cuisine. On la retrouvera dès que tu as fini.
- Tout va bien.
Je pousse.
- Je veux maman...
- Je suis là, Chounet.
- Je veux maman pour faire caca.

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Par Bèrlebus, à 20:22 :: Au jour, le jour :: #354 :: 4 commentaires
 

dimanche 17 octobre 2004

316. Chronique du temps qui passe (22)

ArchivePendant mon goûter, papa a mis sans me prévenir le DVD bonus du dernier CD de "Archive".
Z'auriez du voir ma tête : au menu, mes grands yeux écarquillés de bonheur et mon célèbre sourire banane.
- Archive dans la télévision, dis !
Pour moi, la télé, c'est comme la radio ou la chaîne hi-fi, sauf que normalement, on n'y écoute pas des disques. Alors soudain y entendre mon groupe préféré du moment... ! En plus, c'était Archive en concert, dis !

Papa a d'abord mis la chanson "Conscience", une chanson très douce.
J'ai alors fait mes petits commentaires entre deux cuillères de salade de fruits.
- Je trouve ça chouette...

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Par Bèrlebus, à 20:20 :: Au jour, le jour :: #352 :: 3 commentaires
 

jeudi 14 octobre 2004

315. Première rédaction

photo :
rédaction de Lou

Une histoire de papous :
Le papa papou se promène dans le parc. Il grimpe dans l'arbre et trouve une poussette avec un bébé qui crie.
Et puis c'est fini.

Lou


...Eh !
Ben oui, c'est ma première rédaction, M'sieurs, Dames !
...A ma mesure, quoi !

Monsieur Guy m'a demandé ce matin en classe de raconter une histoire. J'ai donc imaginé une histoire de les papous qu'il a scrupuleusement retranscrite.
Bon, O.K.

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Par Bèrlebus, à 20:18 :: Au jour, le jour :: #351 :: 2 commentaires
 

mercredi 29 septembre 2004

307. Premier devoir

Ben oui, chui un grand maintenant !
Ca rigole plus à l'école (quoi que...).

Ainsi donc, j'ai eu mon premier devoir à faire à la maison. Fastoche !
Faut dire que Monsieur Guy est coopérant : les mots que je dois apprendre à lire avec mon doigt sont comme par hasard des mots qui me bottent et font partie de ma 'tite vie (excepté le mot "pomme") : papa, Geert (mon voisin Geert), René (ben oui, Monsieur René !)), et Martine (la psychomotricienne de l'école que j'aime beaucoup).

Ca a donc été un devoir fastoche et j'ai scotché maman dès la première lecture.

Ceci dit, l'école, ça m'demande une grosse concentration :

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Par Bèrlebus, à 18:08 :: Au jour, le jour :: #342 :: 4 commentaires
 

jeudi 16 septembre 2004

301. ...And now, I don't !

(cfr. post 299) Trois pas en avant...
Deux pas en arrière.
Oui, je sais, vous avez déjà lu ça à mon propos.
Depuis lundi, malgré les encouragements de mes vieux, j'veux d'nouveau plus manger le repas de midi à l'école.
Mes parents ont beau me cuisiner pour essayer de comprendre ce qui ne va plus, y'a rien qui sort de ma casserole.
Ça bout trop dans ma caboche. Trop confus.

A ma décharge, chui naze de chez naze-crevé après ces deux premières semaines de classe. Et comme je suis de nouveau dans une phase "concert live" dès 6 heures du mat. dans mon lit-auditorium...

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Par Bèrlebus, à 17:43 :: Au jour, le jour :: #335 :: 11 commentaires
 

mercredi 8 septembre 2004

296. Chui puni...

Lou puniSi, si, vous avez bien lu : Chui puni !
Plus de "Monsieur René" ou de "Petit Chien Courage", de "Merlu" ou encore de "Monsieur" aujourd'hui !
Ils m'avaient prévenu hier, mais j'avais oublié. C'est déjà loin hier, pour moi.

J'vous raconte :
Quand chui rentré en bus de l'école aujourd'hui, papa et maman ne m'ont pas laissé le temps de respirer. A peine dans le fauteuil, ils m'ont bombardé de questions comme la veille :
- Comment ça été à l'école avec Monsieur Guy ?
Ce à quoi, j'ai répondu :
- J'ai fait le bébé Cadum...
Papa n'a immédiatement pas apprécié :

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Par Bèrlebus, à 15:00 :: Au jour, le jour :: #330 :: 6 commentaires
 

samedi 4 septembre 2004

294. La coupe est pleine

Ben oui, la coupe est un petit peu pleine en ce moment. Drapeau blanc ! Feu rouge ! Stop ! Deux ! J'joue plus...

Les deux premiers jours d'école m'ont épuisé. Même que vendredi, j'ai pas vraiment été coopérant avec Monsieur Guy qui a découvert mon autre visage, celui de quand j'veux rien faire.
A la maison aussi, j'l'avoue, j'entre en résistance. Z'ont qu'à pas m'tirer comme ça, avec toutes les nouveautés qui m'tombent dessus.
Du coup, par exemple, j'crise à l'idée de manger mes fruits avec une fourchette.
Hélas, maman me tient tête, ce qui entraîne tantôt d'âpres négociations où j'tente toutes les obstructions possibles ("J'veux pas !", "J'veux rester un bébé Cadum !", "Maman, tais-toi", "Qu'est ce qu'y a ?" (faussement innocent), "C'est toi qui fait le bébé Cadum" etc.) , tantôt de grandes scènes de réconfort quand elle doit me rassurer et sécher mes larmes.

Vous connaissez la dernière trouvaille qu'ils ont imaginé ? C'est de me faire rentrer à la maison avec le bus scolaire certains jours de la semaine. J'dois r'connaître que vendredi, j'ai trouvé ça plutôt fun. Ça n'm'a nullement inquiété (fait dire qu'ils m'avaient martelé l'info comme si j'étais sourd). Mais quand bien même, c'est encore une nouveauté dans ma petite vie.

J'vous étonnerai donc pas si j'vous dis que pour la première fois, j'ai dormi à la sieste, même que maman a mis une demi-heure pour me réveiller, tant mon sommeil était profond.
(D'habitude, la sieste, le week-end, est plutôt le moment propice à de grands débriefing en solo, ou de grandes histoires que j'm'invente avec "Monsieur René", Merlu, "Monsieur", Petit Chien Courage , mon voisin Geert, etc.)
Par Bèrlebus, à 14:57 :: Au jour, le jour :: #328 :: 4 commentaires
 

lundi 30 août 2004

292. Chronique du temps qui passe (21)

Lou écouteBonjour, Lou !
- Dis papa, tu veux bien faire Monsieur René ?
- Dis-moi d'abord bonjour.
Imitant "Monsieur", un de mes personnages qui, au fil du temps, s'est mis à zozotter comme "Monsieur René" :
- Bonzour, papa !
- Non, je voudrais que ce soit Lou qui me dise bonjour.
- Bonjour, papa !
- Bonjour, Lou. Tu me fais un bisou ?
Ce que je. Et ce qu'il, en retour.
- Tu as passé une bonne journée avec Bonne-Mamy ?
- Oui.
- Et qu'est ce que tu as fait ?
- On a joué à écouter le chantier, et Bonne-Mamy a joué à dire que c'était la tondeuse, pour du semblant, hein !
Faut savoir qu'à côté de chez mes grands-parents, on construit... une maison !
LE pied !
Imaginez plutôt les bruits d'un chantier :

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Par Bèrlebus, à 14:31 :: Au jour, le jour :: #326 :: 2 commentaires
 

samedi 28 août 2004

290. Chronique du temps qui passe (20)

Chui à table, mangeant mes tartines qui succèdent au goûter.
Lorsque papa nous rejoint, maman lui annonce fièrement :
- J'ai expliqué à Lou que bientôt, il va pouvoir manger les fruits avec une fourchette parce que c'est un grand garçon. Hein, mon Loulou ?
- Non, j'veux pas mange la fourchette !
- Mais nooon, Lou, tout d'abord on ne manger pas une fourchette, mais on mange avec une fourchette. C'est comme pour la cuillère.
- Je veux pas manger avec la fourchette.
- Pas aujourd'hui, tu as déjà mangé ton goûter. Mais bientôt.
- On est pas bientôt !
- T'es un sot, Lou.
- Je fais quoi ?
- Tu le sais très bien.
- Je fais le bébé Cadum et je veux rester un bébé Cadum. Je veux pas être un grand garçon.
Les v'là prévenus. Faut dire qu'ils exagèrent. Depuis le retour des vacances,

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Par Bèrlebus, à 14:28 :: Au jour, le jour :: #324 :: un commentaire
 

vendredi 27 août 2004

289. Z'grandis !

Une dent en moins !Mais non, f'est pas Mefieur René qui cauve, f'est moi, Loulou. Ve m'amuve à zozotter pafke z'ai perdu ma première dent auvourd'hui, fé mes grands parents, même que vé pas remarqué quand elle est tombée, et même que ve m'en fous de perdre un morfeau de moi !
Qu'est-ce que z"étais fier quand maman a remarqué ma dent manquante !

Ben oui, ve grandis... en taille auffi !

P.S. : la petite sourit-pour-du-semblant m'a apporté sous l'oreiller... un chat (en pelluche) qui miaule, pour complèter ma collection d'animaux sonores reçue à la Saint-Nicolas.
Par Bèrlebus, à 14:27 :: Au jour, le jour :: #323 :: 2 commentaires
 

dimanche 22 août 2004

284. Qwad

Fort de l'expérience réussie de me faire monter sur un qwad électrique à la mer ( cfr. post 271), papa a eu l'idée de louer un qwad à moteur pour faire un tour en montagne.

Super idée, sauf que ça va plus vite, que je dois m'asseoir au dessus d'un moteur qui vrombit (alors que je n'ose m'approcher trop d'une tondeuse à gazon malgré ma fascination pour ce genre d'engin), et enfin, ...que je porte un casque ! Ça en fait des choses à dépasser et des peurs à vaincre !

Le finaud s'y est pris comme suit :

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Par Bèrlebus, à 14:11 :: Au jour, le jour :: #318 :: un commentaire
 

jeudi 12 août 2004

277. SIX ANS !

J'ai six ans, dis !
Si, si, vous avez bien lu... j'ai eu six ans la semaine dernière (je suis né le 12 août) ! Et comme on était en vacances (encore!), on a fêté cela à la montagne, dis !

Pour être honnête, je commence seulement à piger la notion du temps qui passe : par conséquent, mon anniversaire, c'est pour moi un drôle de truc ! Du jour au lendemain, on me dit que je n'ai plus cinq ans mais six !

Les notions d'années, de jours et d'heures, ça reste un petit peu compliqué pour moi. Ben oui, je ne vois pas le soleil se promener dans le ciel (je les sens par contre !), je ne vois pas le jour et la nuit (j'entends la différence d'ambiance), je ne vois pas les saisons (mais je les sens), et enfin, je ne vois pas le temps faire son oeuvre sur la vie. Même voyant,

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Par Bèrlebus, à 13:47 :: Au jour, le jour :: #312 :: 5 commentaires
 

mardi 6 juillet 2004

266. Chronique du temps qui passe (19)

Papa rentre à la maison au moment où je remonte des toilettes avec maman.
- Papa ?
- Bonjour, mon Loulou.
- Fais Monsieur René, papa !
- Tu pourrais d'abord me dire bonjour !
Ça y est, j'devais m'y attendre.
Entre les dents :
- Bonjour, papa ! – puis – Fais Monsieur René.
Maman me dit alors :
- Raconte un peu à papa ce qui s'est passé...
Papa s'étant agenouillé, je me réfugie dans ses bras.
- J'ai été faire caca et j'ai mis mon doigt qui avait du caca et j'ai pas fait le bébé Cadum.
Maman complète, me corrige, me fait reformuler correctement les événements... Bon, j'crois que vous avez pigé alors j'vais pas entrer dans les détails. Bref, j'ai pas eu peur de ce petit incident (pas comme la première fois où ça m'est arrivé).
Pris par la conversation, j'embraye :

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Par Bèrlebus, à 12:17 :: Au jour, le jour :: #298 :: 6 commentaires
 

lundi 5 juillet 2004

265. Merlu

Comme mes parents font la chasse à mes petits personnages imaginaires, j'ai essayé un truc. Ben oui, puisqu'ils ne veulent plus jouer tout le temps avec Monsieur René et le Petit Chien Courage, j'en ai créé un nouveau dans mon répertoire : "Merlu" (le sot de service d'Henri Dès cfr. cfr. la sage d'Henri Dès).
Ça a marché un temps, mais même lui, ils ne veulent plus lui parler que le soir après le bain ou le matin.

Le pire avec tout ça, c'est qu'à force de jouer avec ma voix dans des tons graves (pour imiter Monsieur René ou "Monsieur") ou des tons aigus (le Petit Chien Courage ou maintenant Merlu), j'finis par avoir mal à la gorge ! Du coup, mes parents ont trouvé un argument facile.
Ceci dit, j'finis par m'accommoder et mettre moi-même les échéances.

Va falloir néanmoins que j'trouve un autre truc !
Par Bèrlebus, à 12:15 :: Au jour, le jour :: #297 :: un commentaire
 

dimanche 4 juillet 2004

264. Mes parents sont fous

Mes parents sont devenus fous !
J'vous jure, ils sont survoltés, ils ont pété un câble, ils... ils... J'vous explique : non seulement on dirait qu'ils veulent chasser mes potes locataires de ma petite planète (Monsieur René et Petit Chien Courage) en les consignant dans des horaires de bagne, mais v'là qu'ils se mettent à changer mes petites habitudes, et pas n'importent lesquelles siou-plaît !

Ce matin, par exemple, papa m'a amené les tartines du petit déjeuner sur mon assiette, non pas en petits morceaux de mie comme d'hab. mais entières ! Manquerait plus qu'il y laisse la croûte !
Il m'a annoncé, en me parlant comme si c'était une bonne nouvelle, qu'il était temps que j'apprenne à manger comme un grand. J'ai bien essayé d'immédiatement remettre les choses en place en gueulant un bon coup, mais il est resté impassible.

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Par Bèrlebus, à 12:12 :: Au jour, le jour :: #296 :: un commentaire
 

dimanche 27 juin 2004

259. La nuit porte conseil

Avec cet période d'affrontement, j'vous étonnerai pas si j'vous dis que cette nuit j'ai fait un petit cauchemar.
Maman est accourue pour me rassurer et c'est finalement très vite passé.
Le comique dans l'histoire, c'est qu'une fois apaisé, j'ai dit :
- Tout va bien, Petit Chien Courage ! Tu ne dois pas avoir peur.
Puis aussi vite, je me suis corrigé :
- ...Euh, non : le Petit Chien Courage, c'est pour demain matin.
Ben oui, dans leur guerre contre mes petits personnages, ils me fixent des échéances pour la prochaine fois où je pourrai jouer avec eux à Monsieur René, Petit Chien Courage etc...

La nuit porte conseil, moi j'vous dis !
Par Bèrlebus, à 16:55 :: Au jour, le jour :: #290 :: aucun commentaire
 

jeudi 24 juin 2004

257. Sur le front

A table pendant mon repas.
- Dis papa, tu veux bien prendre le bain avec moi, s'il te plaît ?
Surpris par une demande si gentille, papa accepte.

Mais v'là qu'j'ai un morceau de tartine qui se colle à mon palais. J'ai horreur de ça, ça me fout une de ces trouilles... même que c'est sans doute pour cela que je ne veux manger qu'avec des gens que je connais.
J'me mets aussitôt à hurler.
Maman comprend tout de suite le problème et me demande d'ouvrir la bouche.
Le temps qu'elle me gratte le palais, chui paniqué et me venge en la pinçant.
Elle se fâche, aussitôt embrayée par papa.
Moralité, papa exige que je m'excuse auprès de maman et que je la remercie d'avoir ôté le bout de pain collant.
Je refuse.
Papa me dit alors qu'il ne prendra pas le bain avec moi si je ne le fais pas.
Colère de ma part.
Papa entre alors dans un long discours. Je le sens très fâché, même s'il ne crie pas. Il aligne des mots qui m'entrent par une oreille et ressortent par l'autre : tu t'excuses... pas une raison... problème... appeler... maman, à l'aide... pas mordre ou pincer... plus un bébé... Te laisserai pas faire... demander pardon... dire merci... suis là pour t'aider...envie de prendre le bain avec toi... peux pas te laisser faire... parce que je t'aime.*
Et il disparaît.

Dix minutes après,

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Par Bèrlebus, à 16:52 :: Au jour, le jour :: #288 :: 5 commentaires
 

mardi 22 juin 2004

256. C'est la guerre !

Mais kesk'y z'ont papa et maman en ce moment. On dirait qu'ils ont déclaré la guerre à mes petits personnages de fiction.
J'leur demande de faire Monsieur René, le Petit Chien Courage, St Nicolas ou Monsieur ? Réponse : non !
Ils cherchent manifestement l'affrontement... et ils le trouvent, non mais des fois !
Pire, lorsque je leur demande de répéter des phrases comme je les aime, ils refusent aussi !
Bref, c'est la guerre des tranchées.
Et lorsque je me réfugie tout seul dans mon petit monde pour avoir la paix, ils ont encore l'audace de m'interrompre !

Ch'sais pas c'qu'ils ont mangé...
Au secours !
Par Bèrlebus, à 16:49 :: Au jour, le jour :: #287 :: un commentaire
 

lundi 21 juin 2004

255. Chronique du temps qui passe (18)

Papa rentre à la maison. Je suis à table.
Comme à son habitude, il me glisse des bisous tout doux dans le cou.
- Bonjour Monsieur René !
- Bonjour, Lou !
- Non, fais Monsieur René !
- Et si tu me disais d'abord bonjour...
Il s'accroupit tout près de moi et me caresse.
- Bonjour, papa ! Bonjour Monsieur René !
- Comment vas-tu, Lou ? Ça a été avec la visite chez le docteur ?
- Fais Monsieur René, papa !
- Mais moi, j'ai envie d'être avec toi, de parler avec toi.
J'monte d'un ton :
- Non, fais Monsieur René !
Papa reste étonnement calme.
- Non Lou, j'ai pas envie de le faire, j'ai envie d'être avec toi.
- Arrête, papa !

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Par Bèrlebus, à 16:49 :: Au jour, le jour :: #286 :: un commentaire
 

vendredi 18 juin 2004

254. Kesk'y a, maman ?

Lou écoute...Ou papa ?
Y'a que j'exagère.
Petite régression, comme à mon habitude quand je fais un bon en avant.
V'là que j'crise souvent avec maman (comme je le faisais avec papa) lorsqu'elle ne fait pas Monsieur René ou qu'elle ne dit la phrase que je veux, comme je veux.
C'est pas que j'lui fait payer son absence, mais bon...
Bref, pour le moment, j'retourne un peu plus souvent dans ma bulle, histoire de me rassurer, et lorsque j'en sors, chui pas des plus facile : chui "speed" comme dit papa.

Moralité : lorsque j'exagère, j'entends le timbre de voix de mes parents qui changent et l'air de rien, j'demande :
- Kesk'y a, maman ?
Par Bèrlebus, à 16:48 :: Au jour, le jour :: #285 :: 4 commentaires
 

samedi 12 juin 2004

249. Troisième jour sans maman

Là, ça commence tout doucement à bien faire... mais je reste zen.
Lorsque papa est venu me chercher à l'école, j'lui ai dit tout de go : "J'veux maman", puis : "Maman va venir...".
Papa m'a expliqué qu'elle ne rentrera que demain. Glups ! ... j'avale la pilule.

J'vous passerai le repas (sans problème) pour aborder le sujet du jour : malgré mon blues grandissant et ma fatigue de fin de semaine, papa a osé m'affronter sur le terrain de Monsieur René.
Faut dire que j'le sollicite tout le temps, lui demandant de jouer le rôle de Monsieur René et donc de zozoter à tout bout de champs. Pire, s'il ne répète pas exactement la phrase que je veux, j'la lui fais recommencer (ben oui, comme à l'école quoi !).
Bref, je joue un p'tit peu beaucoup au tyran. Papa en a eu assez et a mis un holà au moment du bain, ce que j'ai guère apprécié.
- Fais Monsieur René, papa.
- Non, j'ai plus envie, Loulou.
- Fais-Mon-sieur-Re-né !
(en hachant bien toutes les syllabes comme ils le font parfois pour me faire obéir).

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Par Bèrlebus, à 16:37 :: Au jour, le jour :: #280 :: un commentaire
 

vendredi 11 juin 2004

248. Deuxième jour sans maman (2)

pluie(suite du post 247) Deuxième mi-temps :

16h00. papa vient me rechercher à l'école. Il ne pleut plus et chui tout roudoudou avec lui.

En trajet, j'lui demande si on pourra aller dans le jardin à la maison. Il me répond que l'herbe sera sans doute encore mouillée.
- Tu n'as qu'à sécher l'herbe, papa !
Décidemment, il est contraire aujourd'hui : il me dit que c'est pas possible.

Comble, arrivé à la maison, v'là qu'il se remet à pleuvoir.
Le match reprend :

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Par Bèrlebus, à 16:35 :: Au jour, le jour :: #279 :: 4 commentaires
 

jeudi 10 juin 2004

247. Deuxième jour sans maman

pluiePremière mi-temps :

Levé à 7h00, je pète la forme. Ben oui, en général, quand papa me sort du lit, c'est qu'on est dimanche. Bon O.K., j'sais bien qu'on est jeudi et que j'vais à l'école, mais l'absence de maman a des bons côtés : j'retrouve Monsieur René qui zozotte au saut du lit.

Petit déj. nickel au son de la cassette audio de maman et en route pour l'école.
En voiture, j'demande à papa si on va entendre la tondeuse comme hier dans le parc de l'école. Papa me dit que le ciel est tout noir, qu'il risque de pleuvoir et puis que si on a tondu le gazon hier, on ne va sans doute pas le couper aujourd'hui. cfr. les tondeuses et la pluie
J'apprécie pas sa réponse : "Papa, tu dois dire : oui Petit Chien Courage, on va entendre la tondeuse à l'école."
- Mais j'ai pas envie de raconter des carabistouilles, mon Loulou.
- Y'a pas de carabistouilles qui tienne !

Le cochon s'obstine

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Par Bèrlebus, à 16:33 :: Au jour, le jour :: #278 :: aucun commentaire
 

mercredi 9 juin 2004

246. Premier jour sans maman

Ça y est : maman est partie ce matin pour son travail. Elle est venue me dire au revoir dans ma chambre à 7 heures du mat. (j'y faisais la bringue depuis une bonne heure déjà).
C'est donc papa qui s'est occupé de moi et Eva. No problemo. D'autant plus qu'à mon grand bonheur, y'avait plein de tondeuses à gazon qui coupaient l'herbe à l'école (voir : post 31 et post 118, mais aussi post 148, et enfin post 177). Le grand pied !

Début d'après-midi, papa est venu me chercher pour aller voir le Dr Dan que je rencontre tous les six mois pour évaluer mes progrès. Il était super content et enthousiaste, même si j'étais un petit peu speed (ça c'est un mot dont j'connais bien le sens paske papa l'utilise souvent : c'est lorsque je fais étalage de ma force musculaire en poussant, ou que je m'ébats avec force... juste pour le plaisir. Ben oui, chui un p'tit mec, moi !).

De retour à la maison, j'crevais la dalle.

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Par Bèrlebus, à 16:29 :: Au jour, le jour :: #277 :: 2 commentaires
 

jeudi 27 mai 2004

235. Lou la malice (5)

Beau fixe comme le ciel bleu...
Mon humeur étant ce qu'elle est en ce moment, j'en rate pas une :

Hier, papa est rentré tard de son "mixage" (un drôle de mot ça : ça veut aussi dire travail, il paraît).
Il rentre dans la salle de bain où je patauge dans l'eau.
- Coucou mon papa !
- Coucou mon Loulou
(dans un grand bâillement)
- Qu'est ce qu'il y a, papa ?
- Rien, je bâille en te parlant
- T'es fâtigué mon papa ?
(sur un ton tendre et empli de compassion)
- Un petit peu...
- Pauvre papa... Va falloir faire un gros dodo pour bien te reposer. C'est pas grave, tsé...
J'entends alors papa et maman éclater de rire.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
(avec un petit sourire en coin – chui pas dupe)
- On te trouve tout mignon, petit Lou...
- Bonjour Monsieur René ! T'es fatigué ?
- Oui, ze fui un petit peu fatigué, petit sien couraze...

(...)

Tout cela pourrait vous paraître futile et sans intérêt... et pourtant, c'est un signe parmi d'autres qui montre combien je rentre petit à petit dans la Vie... enfin, la vôtre.
Par Bèrlebus, à 15:09 :: Au jour, le jour :: #266 :: aucun commentaire
 

lundi 24 mai 2004

233. Du pur bonheur...

Lou se marre au petit déjeuner...Ou Meuhsieur René qui fait tout le temps Meuh... Meuh... Et qui du coup, Meuh fait rire, mais rire ! (Meuh !)

Voilà donc 1 minutes 14 de pur bonheur (...et papa a encore en réserve dix minutes de cet acabit). C'est de la vidéo.

Cela remonte au dernier week-end en Ardennes.
Un petit déjeuner comme je les aime avec papa.
J'lui avais demandé de faire Monsieur René qui zozotte... Et v'là qu'en plus, il se mit à faire "Meuh" à tout bout de champs comme si il devenait une vache. Une heure de fous rires qu'il m'est impossible de vous décrire. ...De la raison de la vidéo.

J'espère qu'elle vous fera bien rire, vous aussi ! En tous cas, papa et maman en rigolent à chaque fois.

VOIR LA VIDEO : Cliquez ici !
Par Bèrlebus, à 15:07 :: Infos :: #264 :: 6 commentaires
 

mardi 18 mai 2004

230. Cloclomania !

PodiumSi, si, vous avez bien lu... V'là que j'chante du Claude François (à moins que je devrais dire du Poelvoorde).
L'origine ? La boum pour les dix ans d'Eva. Papa lui a gravé des disques pour qu'ils puissent danser, et parmi les morceaux, y'avait les musiques du film Podium dont Eva, ses copains et copines rafollent. Pourtant, j'étais pas là à la boum puisque j'étais chez mes grands-parents. Faut dire que depuis, ma soeur écoute souvent ces deux compilations.
Bon O.K., ça change de
benjamin Biolay, Birkin, Gainsbourg, Coldplay , Les Strokes, Saint-Sens ou
Prokofiev... mais ce petit côté primesautier n'est pas pour me déplaire.

La meilleure dans tout cela ? C'est que d'habitude, je chante les airs que je connais en me contentant généralement de remplacer le texte par "Philippe", "Papa" ou "Monsieur René", ce qui donne, par exemple, pour les Strokes : "fi, fi, fi, fi, philiiiipe, fi, fi, fi, fi, philippe...".
J'vous dis pas la tronche de Papa et Maman lorsqu'hier, sur ma bascule, j'ai entonné : "La pendule de l'entrée s'est arrêtée sur midi, et à ce moment très précis, où tu m'as dis : je vais partir, et puis...".

V'là que c'est les textes de cloclo qui vont m'amener à chanter des chansons structurées ! Va falloir que mes parents revoient leur discographie, moi j'vous l'dit !
Par Bèrlebus, à 14:59 :: Au jour, le jour :: #261 :: 3 commentaires
 

samedi 24 avril 2004

217. Kesk'y a, papa ?

LouUn dimanche presque comme les autres, sauf que chui super méga content : hier soir, papa est rentré d'Angleterre, de France, de son film, de son travail, bref, il est là !
Autant dire que j'le colle au max. puisque comme tous les dimanches, c'est lui qui se lève pour moi.

Début d'après-midi, il m'annonce qu'il doit travailler dans son bureau. Chui pas très d'accord mais soit.
Milieu d'après-midi, il fait une pause pour aller promener le chien.
A son retour, je l'entend soupirer.
Moi : " Kesk'y a, papa ?"
Papa : "Rien Chounet, juste que je dois aller travailler et que j'ai vraiment pas envie…"
Moi (avec ma petite voix chantante comme quand j'imite mes parents lorsqu'ils me rassurent) : "Mais c'est pas grave, tu sais, papa. Si t'as pas envie de travailler, tu dois pas travailler, tsé !"

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Par Bèrlebus, à 12:25 :: Au jour, le jour :: #248 :: aucun commentaire
 

lundi 19 avril 2004

216. Choupi, Corinne et moi.

Lou assis sur ChoupiJeudi passé, papa et maman m’ont annoncé que j’allais faire du cheval le lendemain. Ils m’ont expliqué qu’une certaine Corinne qui lit mes histoires sur internet nous a invité parce qu’elle a un cheval super gentil.

Le vendredi donc, nous voilà parti avec Eva. Chui super excité !
Une heure de voiture plus tard, nous arrivons à un manège.
Glups… j’réalise soudain que c’est un truc que j’n’ai fait que deux ou trois fois dans ma vie, et encore, parfois sur un manège d’une foire… Panique à bord ! Refus (comme d’hab. vis-à-vis des nouveautés ou des habitudes oubliées). Pourtant Corinne m’a l’air plutôt sympa et Choupi, le cheval, pas bien méchant quoi que ma tête arrive à peine à son ventre.
J’essaye un coup : "Non, je veux pas…"

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Par Bèrlebus, à 12:24 :: Au jour, le jour :: #247 :: un commentaire
 

samedi 17 avril 2004

214. Secouez-moi, secouez-moi !

Pas pour mélanger la pulpe d'orange, mais les perceptions de mon oreille interne !

Vous l'savez sans doute déjà, j'adooore les manèges et autres attractions à sensations fortes.
Hélas, maman c'est plus son truc, faut donc que papa soit disponible pour qu'on puisse aller dans un parc d'attraction (c't'un mot que j'connais par cœur !).

Comme papa a débrayé cette semaine pour être un peu avec nous, on a donc été à Six Flags. Et comme je déteste faire des files interminables entouré de plein de gens et de barres où je me cogne sans cesse, les gens du parc nous ont gentiment donné un pass pour ne pas devoir attendre : et hop, entrée direct par la sortie ! A un moment où on montait dans un chariot, j'ai entendu un monsieur râler sur papa parce qu'il attendait de l'autre côté depuis longtemps. Papa lui a expliqué mon petit problème et il s'est calmé. Du coup j'ai demandé à papa : "Qu'est-ce qu'il y a papa ?" …et il m'a expliqué mon privilège que des gens ont difficile à comprendre (c'est vrai que ça s'est répété une ou deux fois).

Bref, j'm'en suis donné à cœur joie !
Rayon montagnes russes,

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Par Bèrlebus, à 12:03 :: Au jour, le jour :: #245 :: 8 commentaires
 

jeudi 8 avril 2004

210. « Coucou, mon Papa ! »

Lou dans son bainDès que papa est rentré de son ”film“, il m’a appelé en montant les escaliers (Moi j’étais dans mon bain).
-« Coucou, mon Loulou ! »
Moi : « Coucou, mon papa ! (un temps – avec la voix du petit chien courage) …euh… Bonjour Monsieur René !»
Papa qui est devenu le roi des zozoteurs (grâce à moi) se reprend : « Bonzour, petit sien couraze ! »
Moi : « Ah, quand même ! Bonjour Monsieur René ! »
Papa : « Ze te rezoins tout de suite, petit sien couraze, ze monte les zescaliers ! »
Moi : « Monsieur René, tu es rentré de ton film ? »
Papa : « Oui, z’ai fini la zournée de tournaze ! »
(Le tout en se criant l’un à l’autre, le temps qu’il me rejoigne dans la salle de bain.)
Papa (entrant dans la pièce) : « Bonjour, petit coeur ! »
Moi : « Maaais nooon, tu n’es pas papa, tu es monsieur René, tu dois zozoter ! »
Chouette, il marche dans la combine : on joue cinq minutes, puis il me dit qu’il a encore un peu de travail dans son bureau. Je le rejoins au sortir du bain et grimpe à califourchon sur lui.
Trop content de le retrouver, je le serre très fort avec mes bras.
Moi : « Mon papaaa ! »
Papa : « Aïe, doucement, Loulou. »
Moi : « Qu’est-ce qu’il a papa, tu a mal à tes épaules ? »
Papa : « Ben oui, c’est à cause du film, elles sont fatiguées. »
Sans hésiter, je me mets à lui caresser les épaules pour qu’il ait moins mal :« Doudouce, papa »

Bien oui, l’air de rien, jours après jours, mois après mois, j’grandis, j’prends conscience de « l’autre ». Faut dire que papa et maman insistent beaucoup à ce sujet. C’est comme à propos du film : qu’est-ce qu’ils m’ont bassiné à me répéter tout le temps que papa allait souvent être parti.
C’est bon, j’ai pigé et le vis assez bien….
Par Bèrlebus, à 11:29 :: Au jour, le jour :: #240 :: aucun commentaire
 

mercredi 24 mars 2004

202. Et quand je dors pas…

Tableau Fisher Price dans mon litJe dors pas !
Outre le fait que je commence en général à faire la foire dans mon lit à partir de cinq heures et demi / six heures le matin (cfr post 12 et aussi post 89), il arrive que le soir, quand on me met au lit vers sept heures et demi, je fasse la nouba pendant une heure ou deux.

Il suffit que j’aie fait une sieste ou que je sois tout excité pour que j’m‘amuse comme un petit fou dans le lit.
Le meilleur moyen pour chahuter (outre les histoires que je m’invente avec mes personnages favoris) c’est de shooter dans le tableau créatif Fisher-Price (cfr. Art 118).

L’autre soir, je m’amusais donc, appelant régulièrement Maman ou Papa via le Babyphone pour avoir de l’eau (un bon moyen de retarder l’échéance du dodo).
Au bout d’un temps, ils m’ont dit que cela suffisait et que je devais dormir.
Seulement voilà, j’ai continué à jouer, shootant de plus belle sur le tableau de jeux jusqu’à ce que je les appelle :« Maman ? »
Maman (depuis la cage d’escalier) : « Maintenant ça suffit, Lou. Tu dois faire dodo ! »
Moi : « Maman ? »
Maman (plus autoritaire): « Dodo, Loulou ! »
Moi (calmement) : « Mais j’ai un petit problème ! »
Maman : « C’est quoi ton problème ? »
Moi : « Je peux pas dormir… »

Maman décide alors de monter pour me gronder… et me découvre assis dans mon lit avec le tableau créatif sur les genoux. J’avais tellement shooté dedans qu’il avais fini par se détacher !
Du coup, on a bien ri, maman et moi.
Elle l’a refixé au lit et m’a recouché.

…Et je me suis enfin endormi.
Par Bèrlebus, à 17:36 :: Au jour, le jour :: #230 :: aucun commentaire
 

dimanche 14 mars 2004

196. Le concert d'Henri Dès (2) : La rencontre.

Lou et Henri Dès(...suite et fin)
Après le concert donc, papa et maman m'ont emmenés avec Eva dans les loges pour rencontrer Henri Dès.

Là, il a fallu attendre un petit peu qu'il soit disponible, mais c'était pas grave car, ô bonheur, on m'installa dans un canapé à ressort qui rebondissait aussi bien que celui de la maison des Ardennes où on va souvent.
Dix minutes de "Je saute dans le fauteuil" comme avec ma copine Coline (cfr. post 92)
... Qui aurait imaginé cela après tant d'émotions et une aussi longue journée (il était 22h00 bien sonné).

Quand Henri est arrivé, il m'a dit : "Bonjour, bonhomme !"

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Par Bèrlebus, à 17:14 :: Au jour, le jour :: #224 :: aucun commentaire
 

vendredi 12 mars 2004

194. Le concert d'Henri Dès (1) : L'après-midi.

Lou à la répétition du concertHier, papa est venu me chercher à midi à l'école. C'est que la suite de journée s'annonçait bien remplie.
Il m'a annoncé tout le programme : la répétition du concert, une rencontre avec Henri et puis, le soir, le concert.
Mon sourire banane ne me quittait plus. J'répétais sans cesse : "On va aller voir Henri Dès, dis !"

Arrivé à la maison, j'ai englouti mon repas avec maman puis j'ai été faire une sieste -papa et maman insistant pour que je dorme un peu pour être en forme car l'après-midi et la soirée s'annonçait longue-.
Y pouvaient danser sur leur tête : j'étais excité comme une puce. J'ai donc pas dormi, que du contraire, c'était l'ambiance des grands jours dans mon petit lit.

Lorsque maman est venue me chercher pour qu'on parte, y'avait deux amis de papa qui étaient là : Pierre et Quentin.

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Par Bèrlebus, à 17:04 :: Au jour, le jour :: #222 :: aucun commentaire
 

mercredi 3 mars 2004

185. Un chapeau comme au carnaval

Chapeau de LouLes choses tombent bien parfois. Maman et Papa m'ont ramené un cadeau de Venise : un chapeau avec des grelots.

Finalement, j'aime bien quand ils partent paske non seulement je m'amuse bien chez mes grands-parents, mais en plus, ils nous ramènent à chaque fois un cadeau.

Comme d'hab., j'ai d'abord été très curieux lorsqu'ils m'ont parlé d'un cadeau. Comme tous les enfants, ce mot fait maintenant "tilt" dans ma tête.
Comme d'hab., une fois qu'il a fallu le toucher puis le mettre sur la tête, j'ai entonné mon petit refrain : "J'ai peur !", avant d'accepter de le mettre sur ma tête.
La suite ?
Devinez...
"A papa de mettre le chapeau... Maintenant à Loulou... A papa... Au Petit Chien Courage... A papa... A Monsieur René... A maman..." et à mon nouveau pote imaginaire : Saint Nicolas.

photo:
Lou essaye son chapeau-grelots
Par Bèrlebus, à 16:23 :: Au jour, le jour :: #213 :: un commentaire
 

mardi 17 février 2004

171. "Monsieur" et Moi

Lou dans les escaliers avec MonsieurDans la galerie des personnages que j'invente ou imite, j'vous présente plus le Petit Chien Courage et Monsieur René.
...Depuis peu, y'en a des nouveaux !
J'adore, par exemple, être l'ami de petit Pierre (de Pierre et le Lou). Quand la musique du Loup arrive, j'me mets à crier : "Pierre, Pierre ! Attention, voilà le loup !"
Mais LE personnage qui me fait kiffer pour le moment , c'est "Monsieur".
Ne m'demandez pas qui c'est, ça n'a aucun espèce d'importance. J'ai inventé Monsieur pour pouvoir parler avec une voix grave comme papa. Le problème c'est que j'ai une voix d'enfant. Alors, pour réussir à faire une voix basse, je baisse le menton et je parle tout bas (Comme ça, j'y arrive).

Ainsi donc, "Monsieur" est devenu un pote incontournable.
Y cause sérieux genre : "Oui-euh... c'est exact-euh... Bon-Papy, il est pas là-euh...".
Et le plus drôle, c'est que, l'autre jour, je lui ai donné corps : j'étais dans les escaliers quand j'ai dit :

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Par Bèrlebus, à 12:32 :: Au jour, le jour :: #198 :: un commentaire
 

dimanche 15 février 2004

170. Dangereux précédent !

J'vous disais donc qu'après la tornade dans le bain, la fin de journée s'est passée à merveille.
A peine descendue, maman à téléphoné à Bon-Papy et Bonne-Mamy pour prendre leurs nouvelles. Du coup, j'ai pu causer au téléphone avec eux.
Y'a pas à dire, le téléphone : j'a-do-re.

Bon, O.K., j'l'admets, j'y dis généralement n'importe quoi. C'est le dernier des moments où j'aurais envie de me concentrer et réfléchir.
Le téléphone, c'est un téléphone... comme celui de "Buzz l'Eclair" (cfr. art 56) : chacun dit ce qu'il veut quand il veut. La preuve : Buzz, l'Eclair, il ne me répond jamais. C'est donc un jeu, même si j'ai papa, maman ou quelqu'un d'autre que j'connais en ligne.

Ainsi donc, quand on en a eu fini avec mes grands-parents et que maman a raccroché, j'ai aussitôt demandé de téléphoner à quelqu'un d'autre.

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Par Bèrlebus, à 12:19 :: Au jour, le jour :: #197 :: un commentaire
 

samedi 14 février 2004

169. Chronique du temps qui passe (13) : A cause des poux...

Lou dubitatifChui dans mon bain, comme tous les soirs.
Papa est derrière son ordinateur, comme tous les soirs aussi.
Schéma traditionnel.

De temps à autre, j'l'appelle à travers le mur.
"Papa, je veux de l'eau froide !".
C'est pas que mon médicament pour me faire retenir l'eau n'a pas marché (vous savez, mon "diabète insipide" qui fait qu'on doit me souffler un liquide dans le nez toutes les douze heures, dont une fois le soir). Non, c'est un prétexte pour avoir papa près de moi et puis jouer au petit poisson en parlant avec ma bouche contre l'eau dans le verre.
"Papaaaa !"
Une fois, deux fois, trois fois (pask'à chaque fois, je vide l'eau dans le bain et j'en réclame de nouveau : c'est une technique infaillible).

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Par Bèrlebus, à 12:15 :: Au jour, le jour :: #196 :: aucun commentaire
 

samedi 7 février 2004

163. Chronique du temps qui passe (12): Le petit Lou et la pleine lune.

Loup à la pleine luneTrois heures du mat., j'ai pas sommeil, c'est la pleine lune. J'commence donc à causer avec Monsieur René et toute la clique, mais rapidement, mon histoire manque de bruitage.
Addition de percus avec mes pieds sur mon tableau créatif Fisher-Price accroché à mon lit, ça fait plus mieux et plus vrai (cfr. article 118).

Trois heures quinze, maman entre dans la chambre. Chouette, de la compagnie ! ...mais j'la vois déjà venir :
"Mon p'tit Lou, maintenant c'est l'heure de dormir. Tout le monde fait dodo."
Suit le manège habituel : récup. de la tute, doudouces, bisous, petite-couette-toute-douce remise en place.
J'obtempère et cache ma tête comme d'hab. sous la couette.
Maman remonte se coucher.
J'attends un peu.

Trois heures trente-cinq. C'est bon, ils doivent dormir.

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Par Bèrlebus, à 11:46 :: Au jour, le jour :: #190 :: 2 commentaires
 

jeudi 5 février 2004

(155 bis) Les histoires de Lou...

Lou raconte... Enfin en vidéo !

Comme promis (ça a mis un peu plus de temps que prévu), voici un petit moment de plaisir en vidéo avec Lou qui fait un dialogue entre "Monsieur René" et le "Petit Chien Courage" en modulant sa voix.
(cfr. l'article 155)

CLIQUEZ ICI
Par Bèrlebus, à 11:38 :: Infos :: #188 :: 2 commentaires
 

mardi 20 janvier 2004

155. Les histoires

Lou raconteL'air de rien, à force d'écouter des contes enregistrés ou les dessins animés que regarde Eva à la télé, j'commence à me raconter des histoires de plus en plus structurées.
Ben ouais, faut dire que chui à bonne école avec un papa conteur. Mais mon inspiration principale vient surtout de toutes ces histoires que j'écoute en cassettes ou C.D. . Car avec moi, question audio, rien ne m'échappe : j'ai pigé que c'est, par exemple, Marlène Jobert qui fait toutes les voix des personnages. Y suffit donc de changer d'intonation, d'y mettre l'un ou l'autre accent pour être tour à tour Boucle d'or, Papa ours, Maman ours ou bébé ours, ou encore, une des petites chèvres, le Loup ou la Maman chèvre.

Si mes imitations (p. ex. de Mr René qui zozotte) ne sont pas nouvelles, ce qui est nouveau, c'est que je passe d'un personnage à l'autre en essayant de raconter kekchose qui ait de la gueule.

Ça donne un truc dans le genre conversation entre Monsieur René et le Petit Chien Courage. Pour l'un, je prends mon ton le plus grave possible en zozotant, et pour l'autre, je prends une petite voix fluette.

Ake c'est gai !

Bientôt en ligne, une vidéo toute chaude que papa a faite.
Par Bèrlebus, à 10:31 :: Au jour, le jour :: #181 :: un commentaire
 

vendredi 16 janvier 2004

151. Chronique du temps qui passe (10): Haute trahison !

Lou nazePapa m'a autorisé à tous les gros mots : m..., prout, caca, mince, flute, craque-boum-zute-flute etc...
Faut dire qu'il était pas fier le traître !

Tout a commencé il y a une dizaine de jours.
Le docteur de l'école trouve que j'ai un oeil plus gros que l'autre. "Exophtalmie" qu'y disent les grandes personnes... Ce mot barbare que j'comprends pas me dit rien qui vaille : y'a de l'hosto dans l'air.

Et je m'suis pas trompé !
Hier après-midi, y vient me chercher. Ça f'sait deux jours que maman et lui me mettaient au parfum, annonçant l'échéance.
Moi aussitôt : "j'ai peur !"
Eux (rassurant) : "Mais Loulou, tu ne dois pas avoir peur, c'est juste aller voir l'ophtalmologue, le docteur des yeux, pour voir si tout va bien." Moi : "Pas de petite piqûre ! Pas de petite piqûre !"
Papa et maman en choeur : "Mais non, chouchounet, il n'y aura pas de petite piqûre. C'est promis."

Faut dire qu'en la matière j'en connais un sacré bout et que ça m'reste en travers de la gorge :

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Par Bèrlebus, à 10:21 :: Au jour, le jour :: #177 :: 3 commentaires
 

jeudi 8 janvier 2004

147. Après la pluie... la neige !

J'ai donc été passer la semaine et le réveillon de Nouvel An en Ardennes avec de nombreux amis de papa et maman.
J'vous dis pas l'ambiance : plein d'adultes et d'enfants faisant la fête dans toute la maison jours et nuits. Comme j'aime les javas, j'vous dis pas ! Les zygomatiques ont travaillé à plein rendement.
Heureusement, j'avais ma chambre à moi dans un endroit reculé de la maison. Mais ça n'm'a pas empêché de faire parfois la fête en pleine nuit avec le radiateur de ma chambre (vous vous souvenez ? A la Toussaint, j'vous avais déjà parlé de ma fascination pour ce radiateur qui fait beaucoup de bruit.
Moi (genre): "Radiateur, tu peux pas faire glouglou !"
Comme papa et maman dormaient dans la chambre voisine séparée par une simple cloison de bois, j'les ai entendu parfois se marrer de mes monologues nocturnes.
Moi (me fâchant en imitant Monsieur René avec son cheveu sur la langue : "Maisenant, fa fuffit radiateur ! Tu peux pas faire de bruit !"

Y'a pas à dire : j'adore "la maison des Ardennes" !
En plus, on a eu de la neige !
Pour la première fois, j'ai fait de la luge. Bon OK, pas encore de grandes descentes -y'avait pas assez de neige -, mais sur la route enneigée, avec en guise de chien de traîneau maman, c'était parfait ! (Papa y a réchappé grâce à son épaule, le cochon).
Moi : "plus vite, Maman ! Plus vite !"

Bref j'ai passé une méga-super semaine.

photo:
Claire et Lou sur la luge
Par Bèrlebus, à 09:43 :: Au jour, le jour :: #172 :: 14 commentaires
 

lundi 17 novembre 2003

119.Chronique du temps qui passe... (6 -suite) J'écoute tout !

(...suite)

En ce dimanche pluvieux, je n'ai même pas pu aller en forêt promener le chien. Papa, il s'est fait doucher tout seul. C'est bien fait pour lui, na !

Quand il est rentré, il m'a fait un bisou dans le cou (j'étais occupé à mon repas gargantuesque de fin d'après-midi), puis j'l'ai entendu faire un long bisou-câlin à maman.
Eva qui passait par là avec sa trottinette (dans la maison !), a lâché, tout en continuant son tour du rez-de-chaussée : "Oh, je viens de croiser le romantisme !". Papa et maman sont partis dans un fou rire...
Moi, j'ai pas réagi, mais j'ai bien entendu car, l'air de rien, j'écoute tout !
La preuve ?

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Par Bèrlebus, à 14:25 :: Au jour, le jour :: #144 :: aucun commentaire
 

dimanche 16 novembre 2003

118. Chronique du temps qui passe... (6)

Lou et l'horlogeGasp ! Il pleut toute la journée... Pas de marché du dimanche avec papa. Mais j'm'en accommode et j'passe une super journée pleine de fous rires.

Déjà à 4 heures du mat., j'pétais la forme.
Quand papa est venu me dire gentiment qu'il fallait dormir, j'lui ai répondu, sec : "j'ai pas envie!". Il m'a dit que j's'rai crevé demain, que c'est la nuit, et que si je veux pas dormir, je dois quand même laisser les autres dormir.
Faut dire que je chantais à tue-tête : "les fan- les fantômes" d'Henri Dès, en faisant des percus avec mes pieds contre le tableau d'éveil Fisher Price, qui est accroché depuis que je suis tout petit aux barreaux de mon lit (vous savez, ce panneau en plastic où il y a : un disque de téléphone qui fait "crrrr", un rouleau qui fait comme un bâton de pluie, un petit lapin et une tortue qui font la course quand on les glisse sen faisant "tac-tac-tac-tac-tac", une sonnette etc...).

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Par Bèrlebus, à 17:23 :: Au jour, le jour :: #143 :: aucun commentaire
 

samedi 25 octobre 2003

86. Reconnaissance des voix

...Il y a un truc que je vous ai pas encore dit à propos des facultés que des personnes comme moi ont pour compenser l'absence de vision.
Figurez-vous que je reconnais les personnes immédiatement au timbre de leur voix, enfin, ceux que je connais.
Et il y en a des personnes : entre tous ceux qui s'occupent de moi à l'école (Marie-Anne, Elisa, Elisabeth, Martine, Brigitte, Monsieur René, Monsieur Guy, les gardiennes, le directeur, le corps médical, les autres profs, mes petits camarades, les grands des autres classes (comme Fabiola que j'adore); et les amis et amies de papa et maman, de Mathilde, d'Eva; mes médecins (Jef, l'ophtalmo, mon pédiatre, l'endocrinologue); auquel vous rajoutez, s'il vous plaît, la famille au sens large : 18 oncles et tantes et 24 cousins et cousines !); et enfin, les commerçants (Maguy la boulangère) et les voisins.
Bref, au moins une centaine de personnes, que je reconnais dès leur simple : "bonjour".Mieux encore : à la maison, je reconnais les pas de chacun dans les escaliers !
Pas mal, hein ?

photo:
Lou pensif (2 ans)
Par Bèrlebus, à 16:39 :: Un monde à moi :: #109 :: un commentaire
 

mardi 14 octobre 2003

63. I will be a star !

RTBFAllô, allô, Petit Chien Courage! Allô, allô monsieur René! Allô, allô, Colargol, Garacroc, Marie-Anne, Bon-Papy, Virgule et tous mes amis du net !
Figurez-vous que la télévision est venue me filmer hier, mercredi, pour parler du site et diffuser un reportage au journal télévisé de 19h30 (très chouette reportage, bravo François!).
Ils avaient repéré le site lors du récent reportage sur les "blogs" et comme il paraît que c'est une journée spécial sur les aveugles...
On s'est bien marré et j'ai fait tout ce qu'on attendait de moi, même si par moment, j'étais troublé par la présence de l'équipe de reportage et le programme chamboulé de l'après-midi ... Mais ils m'ont cueilli comme je suis !

CE REPORTAGE EST VISIBLE ICI

photo:
Reportage RTBF
Par Bèrlebus, à 15:33 :: Infos :: #87 :: un commentaire
 

samedi 11 octobre 2003

56. Aaah, le téléphone !

Lou téléphoneJ'm'amuse souvent à téléphoner.
Pour de vrai, avec Bon-Papy (ou papa et maman quand ils ne sont pas là), et pour de faux avec le téléphone "Toy Story" de Buzz L'Eclair. J'cause alors à monsieur René, ou au petit chien Courage. Et comme je pousse sur tous les boutons qui font tantôt de la musique, tantôt entendre la voix de Buzz l'Eclair, ça donne un truc assez cocasse dans le genre :

Moi: "Allô ? Allô ! Oui, j'ai perdu les vacances de Mr René..."
Le téléphone: "I'm Buzz l'Eclair, for the rescue!"
Moi: "Oui, oui, oui, Monsieur René, c'est vrai... Oui, merci, au revoir.. " - Musique- "Oui, oui, c'est important, Monsieur René,..., Oui, je téléphone... Oui mais non. Ca va, ça va, ça va, ça va.... "
Le téléphone : "To infinity and beyond"
Moi : "Non, il n'y a pas de problème... On ne peut pas taper, Monsieur René ! C'est bien de ne pas mordre, petit chien courage. Au revoir !"
Puis je pousse plusieurs fois sur la même touche : "I am Buzz L'Eclair, I am, I am, aya, aya, aya..." Je me marre.
"To infinity and beyond, To in, to in, to in, to infinity" - "Bu... bu... Buzz l'Eclair".
Par Bèrlebus, à 15:08 :: Un monde à moi :: #79 :: aucun commentaire
 

lundi 29 septembre 2003

20. Merde = craque-boum-zute-flute !

Papa, il dit souvent des gros mots quand il a un pépin. Et comme il est bricoleur et maladroit... je l'entends souvent dire :"Merde!". (Il préfère ça à "Putain" ou "Bordel", car il a du respect pour le plus vieux métier du monde).
Il n'en fallait pas plus pour que j'enregistre le dit-mot dans mon petit disque dur.
Du coup, j'ai commencé à dire, parfois, "Merde!", "Merde!", "Merde!"... A toutes les sauces : façon "Petit chien courage" (lire article ci-dessous), à la manière de Monsieur René (idem) etc...
Le plaisir de la transgression, une fois encore. Ben ouais... J'vois pas pourquoi lui il peut et moi pas...
Puis, d'une certaine façon, M... est synonyme de soucis, c'est donc une manière pour moi d'apprivoiser la "tension" ambiante (On ne dit pas M... quand tout va bien, n'est-ce-pas?).
C'est bien fait pour papa ! Il a qu'à surveiller son langage.
Mais, comme d'hab., j'exagère un peu aussi, je le reconnais. Alors maman et papa, ils me disent : "Non, Lou, tu ne peux pas dire merde!". Et moi, de contourner l'obstacle en jouant :
(moi): "Merde!" - (toujours moi) -"Mais, petit Lou, tu ne peux pas dire merde!" (re, en me fâchant sur moi-même) -"merde" - "Mais ! Loulou,tu ne peux pas dire merde!" (etc...).
Mes parents ils ont cherché puis trouvé la parade : ils me disent que je dois dire : "flute" ou "zut" ou bien encore (et ça, ca m'a bien fait rigoler) : "Craque-boum-zute-flute!".
Ce qui fait que maintenant... je me corrige parfois... ou transforme mon jeu en disant : "Merde! - On ne peux pas dire merde, on doit dire " Craque-boum-zute-flute!".
Enfin, papa, il surveille son langage... même si parfois, je l'entends encore dire M..... .
Par Bèrlebus, à 11:11 :: Un monde à moi :: #35 :: aucun commentaire
 


vendredi 26 septembre 2003

12. J'cause à Monsieur René ...à 6 h. du mat !

...6 heures du mat...
Papa et maman dorment encore lorsque je me mets à crier dans mon lit (en zozotant) : "Maintenant ça suffit, Monsieur René!".
Ben oui, j'voulais plus dormir, alors j'imitais Monsieur René (un de mes grands classiques ! - j'demande tout le temps à Papa d'imiter Monsieur René-).
Monsieur René est un monsieur d'un certain âge qui s'occupe de la chorale de l'école. Alors comme j'adore chanter, et surtout, comme j'adore les voix particulières (même si je reconnais quiconque de mon entourage à la première syllabe) ...et que Monsieur René, il a un "seveux sur la langue", j'adore imiter les colères de Monsieur René (car y'en a de sacrés loustics comme moi à gérer à l'école).
Hélas, ce matin, Maman n'a rien compris à mes talents d'imitateurs parce qu'elle est venue me demander d'arrêter!

En juin dernier, on avait appris "Adieu monsieur le professeur" pour le départ à la retraite de notre directeur. C'était un secret.
Evidemment, moi, la chanson, j'la connaissais dès la première répétition. J'ai donc chanté non stop la chanson à l'école... "Adieu monsieur le directeur...".
Pour une surprise, ce fut une surprise ! Hum...

Ah oui, dernier truc, en ce grand matin : si vous croisez dans la rue un papa avec son fils qui passent leurs temps à zozoter en déconnant, ne vous étonnez pas. C'est nous !
Par Bèrlebus, à 07:06 :: Un monde à moi :: #27 :: 4 commentaires
 
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